Être indépendant est une chose à la fois merveilleuse, et insupportable. D’abord, voyons le côté positif des choses : Pas de bouchons sur la route, pas de patron, pas de collègue à la con pour vous faire la redif’ de l’émission bien nase de la veille à la télé (en plus, vous avez même pas la télé), la pause déjeuner, c’est quand vous voulez, la pause café, c’est toutes les 5 minutes, bref, le pied.
Le revers de la médaille, c’est l’aspect social de votre vie. Si vous êtes célibataire, globalement, vous ne voyez plus grand monde. Je ne parle pas étudiants qui passent le plus clair de leur temps raide bourrés dans les bars, je parle bien du mec qui tente de construire sa boite.
Asocial Version 1.0
Dans la plupart des cas, un petit gars qui, comme moi, réalise des site internet pour ses clients, et bien, par la force des choses, il passe le plus clair de son temps… le nez sur son écran. Entre la veille, les maquettes pour tester des nouvelles technologies, le boulot en lui même, l’administratif, il ne reste pas grand chose pour avoir un véritable lien social. Du moins, dans le vrai monde du dehors. Je passe volontairement sur les démarches commerciales, si l’on y rencontre du monde, le côté amical, social, festif, ce n’est pas trop ça. Job is Job, Money is Money. Vous m’avez compris, dans ces moments là, il faut rester bien en veille.
J’ai la chance de ne pas être célibataire et d’avoir une petite fille. Ce qui aide à conserver un peu la tête au dehors de l’écran. Avant cela, j’avoue, hormis le chat, je ne parlais pas avec grand monde. Ceci étant, j’ai souvent eu un côté un peu “Ourson” de service. Pour autant, entre se flinguer les neurones à coup d’alcool dans les bars noirs de monde, ou ne pas croiser un clampin durant 12 mois, il existe un milieu, plus ou moins juste. Pas simple à trouver, je vous le concède.
A un moment, je me suis demandé si je n’allait pas finir en Lozère à élever un troupeau de bestiaux quelconque (poke @wolforg qui n’est pas éleveur). En fait, au moment où je commençais à sérieusement étudier la chose, j’ai eu la bonne idée de me pencher sur Twitter. Drôle d’animal lui aussi. Au fil du temps, j’ai renoué le contact avec mes congénères ! Quelle grande idée je venais d’avoir là. Vous allez me dire que j’aurais pu aussi le faire via FaceBook. Vous auriez raison, et sachez que j’ai tenté. Raté.
Asocial version 2.0
Twitter, en France, est encore un outil “underground”, où la plupart des gens qui y sévissent sont soit des fous dingues du web depuis un moment, soit des personnes dont l’univers professionnel est rattaché directement ou indirectement à la vie du net. Alors, forcément, les dev’, les graphistes et autre designers, les codeurs fous et autres “marketeux” sont tous là. Et j’aime autant vous dire que les infos, dans le cadre de mon boulot, je n’en manque plus ! Si vous liez Twitter à quelques outils de veilles, vous êtes à la tête d’une belle boite à outils.
Twitter a ce côté un peu Tchat, ce truc dans l’instant tout suite de maintenant et pas plus tard. Pour la déconne, c’est un outil fabuleux. Imaginez vous, je me retrouve avec un véritable ambiance de machine à café, là, à portée de clic et en 24/24/7 ! Avec un bon client Tweeter, j’ai donc renouer le dialogue avec la société, rencontrer un peu de monde d’horizons bien divers, simplement en participant à quelques Apéro dans ma ville. Vous l’aurez compris, l’Asocial 2.0, il voit du monde, grâce au web.
Epilogue
La volière, c’est un peu devenu ma machine à café. c’est là où je croise les collègues du matin, les insomniaques de tous poils tard le soir. Twitter, c’est un café ouvert H24. Et s’il faut savoir profiter de la machine à café, comme entreprise, il faut faire attention à ne pas y passer sa vie. Le boss pourrait mal le prendre. Nous en parlerons dans le prochain épisode.





