Etre un blogueur professionnel aujourd’hui ne signifie pas grand chose. A ma connaissance, il n’existe pas de métier de blogueur en France. Ce qui laisse la porte ouverte à d’importantes dérives.
1990, les Webmasters, le référencement
Dans les années 90, nous avons vu l’explosion du métier de Webmaster. Un nombre impressionnant qui déboula sur la toile, tous plus pro les uns que les autres. Mais à y regarder de plus près, la qualité du code fournis n’était pas vraiment en rapport avec le pompeux CV fournis au client.
Peu à peu, la profession s’est prise en main, pour en arriver aujourd’hui à un métier reconnu, des formations (agréées) , et une legislation encadrant le tout. Il en va de même pour les référenceurs, qui ce sont organisé et ont crée eux même chartes, conseils et tout ce qui va bien pour « nettoyer » leur profession. Il y avait urgence. Le résultat : un milieu assainie, une meilleure lisibilité de la profession. Tout bénéfique pour le business.
Le charme de la toile
Le net est un formidable créateur de nouveau métier (ou réinventeur, c’est selon), exemple récent, le Community Manager. Avec ce métier pas trop de soucis, puisque ce sont principalement les entreprise qui font appel à ses services. De fait, le CM ne fait pas ce qu’il veut comme il veut. Au contraire du blogueur.
Le bloging est une activité sans foi ni loi (officielle, j’entend). L’éthique du blogging repose uniquement sur les épaules de chacun d’entre nous. Il existe donc des blogueurs qui ne font pas n’importe quoi, n’importe comment, et prennent le soin de délivrer une véritable information (ou formation) à leurs lecteurs.
Ce qui ne les empêchent pas de tirer profit de leur activité, de façon direct (vente de prestations) ou indirect ( espaces publicitaires). Ceux-ci ont compris l’importance de la crédibilité dans la notoriété. Il existe donc, de leur part, une véritable démarche qualitative et professionnelle.
Blogueur est aujourd’hui un métier une discipline complète, aux multiples facettes, comme l’était en son temps le webmaster. Tenir un blog à jour, quotidiennement, c’est un peu (toute proportion gardées) avoir un Journal. Il faut chercher l’info, la vérifier, la traiter, la rédiger, la mettre en forme et la publier. Et pour la publier, le papier du blogueur, c’est un site, avec toutes les spécificités techniques qui s’y rattachent. Et croyez moi, quand votre serveur se plante, vous avez des sueurs.
Le blogueur, comme un Quotidien
La Presse, les journalistes, sont tenus par une charte, un code de déontologie, des règles. Le blogueur, lui peut faire à peu près ce qui le chante, et pour peu qu’il pose son serveur dans un pays ou les lois sont élastiques, là, ça devient du grand n’importe quoi. Demain, n’importe qui peut prendre son clavier et se lancer. C’est à la fois la force et la faiblesse du bloging. Tout le monde voit la possibilité d’être présent, de dire ce que bon lui semble sur des sujets qui le passionne. C’est le côté fleur bleue. Côté obscure de la force, nous avons Amacker, Rolland et consort. Et là, on rigole bien moins.
Les escrocs font partie du monde, depuis que le monde est monde. Se dire que c’est comme ça, c’est accepter une forme de fatalité. Mais il n’existe aucune fatalité ici. Simplement un vide et une inaction des blogueurs et/ou des pouvoirs publics qui laissent là le champ libre à ces « nanards« .
Devenir plombier, ce n’est pas simple, il faut apprendre le metier, mettre les mains dedans. Et rien ne dit que vous soyez assez doué de vos dix doigts pour être un bon plombier. Devenir blogueur, c’est plus simple. Ouvrez un compte sur WordPress.com (au hasard hein), et c’est partis. Il suffit de savoir lire et écrire. En terme de pré-requis, on connait plus compliqué. Si vous êtes malins, vous allez lire un paquet de blogs et recracher aussi sec ce contenu sur votre blog, et vous voilà bombardé expert. Y’a de quoi frémir.
Un peu de sérieux
Quand je lis ce type d’article sur un blog qui se veut donner des conseils en SEO, et en bloging, je me demande bien ou se trouve la crédibilité. De tels chiffres après 1 an de travail, ce n’est pas sérieux.
Ces chiffres ne seraient pas diffamant, s’il n’était question d’un site d’une prétendue experte autoproclamée. A titre comparatif, je réalise une moyenne de 500 visteurs unique par jour, en bossant sérieusement depuis 7 mois. Et je ne me prétend pas expert SEO ou autre.
Quand je vois ici que l’on me promet d’apprendre à choisir un logo depuis une plage brésilienne, pour finalement me demander de donner un avis sur le logo du pseudo blogueur, je reste sans voix. Voici typiquement des articles qui sont vides. Le titre vous promet de vous apprendre quelque chose, mais vous n’apprendrez jamais rien.
Si après avoir visionner cette vidéo, vous savez choisir un logo, prévenez moi !
Je ne suis pas Zorro
Je dois (??), par rapport à mon éthique, de mettre en garde mes lecteurs, à plus fortes raisons si ceux-ci sont débutants. C’est une façon d’éduquer, même si je n’aime pas trop ce terme. J’aimerais que cela soir le cas sur d’autres sites.
Parce qu’il existe des gens qui pensent encore que l’argent se trouve sous les sabots du premier canasson venu, on va les laisser se prendre le mur, sans prévenir ?
Fermer pudiquement les yeux sur les pratiques douteuses d’une frange assoifés de fric, en disant, bah oui, mais bon, les escrocs, c’est pas nouveaux, c’est une façon de voir. Que j’ai un peu de mal à partager.
Mon intention n’est pas de changer le monde, ou de le refaire, ou d’endosser le costume du Chevalier Blanc. J’ai mieux à faire. Mais quelque part, j’ai envie de me poser les bonnes questions, j’ai aussi envie de vous les poser. L’Ethique du blogueur, il serait temps d’y penser, sous une forme ou un autre. Au moins pour celui qui gagne (ou tente de gagner) sa vie avec son blog.
J’ai cru comprendre que mettre des règles n’enchantait guère les blogueurs. Mais au fond, ceux qui bossent déjà avec une éthique, des règles qu’ils SE SONT EUX MÊME imposées, cela ne devrait pas les déranger plus que cela. Alors, en quoi réglementer (assainir ?) le bloging pourrait-être un problème ?
Enfin, quels sont les devoirs du blogueur envers ses lecteurs ? Vous-êtes vous déjà posé la question ?
Pour les moteurs, ça parle de :
- satisafait ou remboursé dgccrf






#blogging : de la question de l’Ethique du blogueur http://go.4h18.in/pj5W3u
Pour ce que vaut mon avis et mon expérience du blogging, je pense que le blogueur se doit d’être honnête envers ses lecteurs. Cette règle vaut aussi dans la vraie vie, d’ailleurs. Malheureusement, ça se perd. Tu as toujours des gens – des blogueurs qui ont mieux compris que tout le monde. Ou pas;
Dans le cas présent, il se trouve que je suis tombé sur une grosse meute de #oupas, à mon grand regret. Le pire, c’est que cette meute prend doucement de l’ampleur.
De la question de l’Ethique | 4h18 http://t.co/tHgOWld via @4h18
via @synapse_studio: [veille] De la question de l’Ethique http://bit.ly/o41D6P (via @4h18)
Merci pour cette mise au point sur les dérives du blogging.
Récente blogueuse (mon blog n’est pas encore publié), je me sens moi bécassine à la lecture de cet article, après avoir été saturée de lire les formules alléchantes et attrape-couillon des pseudo experts qui sévissent sur le net.
J’ai adoré (comme les récents autres articles sur le même sujet) ! Je partage
http://4h18.com/2011/08/de-la-question-de-lethique/#comment-2193
J’ai trouvé cette mise au point, comment dire…… http://fb.me/X7ebJ6d4
J’ai lu un peu toutes les critiques à propos de la bande de marketeurs qui s’autorecommande de manière un peu voyante, faute de troupes, le marketing internet étant encore peu développé en France.
Je voudrais rappeler d’abord la distinction entre morale et légalité : un acte peut être totalement légal et parfaitement immoral. Faire croire que tout le monde, partant comme débutant absolu, peut gagner x milliers d’euros par mois en suivant une formation sur le bloging est légal mais peut être considéré par certains comme immoral. A chacun sa morale. Le marketing c’est donner envie d’acheter à un moment X, surtout pas permettre au prospect de réfléchir trop longtemps.
La situation actuelle ne différerait sans doute pas si la DGCCRF intervenait pour faire le ménage dans le secteur : garantie satisfait ou remboursé de 30 ou 60 jours assurée par tous les marketeurs français. Si la société est en France et le client aussi aucune difficulté à faire appliquer ça par le juge de proximité près son domicile en cas d’improbable arnaque (bien imprimer tous les documents contractuels, sachant que souvent il y a le piège du webinaire non enregistrable qui contient l’offre, avec injonction de s’inscrire à la fin du webinaire, du coup pas le temps de réclamer des écrits. Garder aussi les emails publicitaires des affiliés).
Des exemples de vrais trucs scandaleux je peux en donner, mais aux USA : le upselling agressif par téléphone, où on réclame au client d’indiquer sa capacité maximum d’endettement et on lui vend un produit supplémentaire correspondant à la dite capacité maximum…les prélèvements sur cartes bancaires non autorisés…les abonnements impossibles à résilier…etc.
En France un Français est protégé et les blogueurs qui promettent de gagner sa vie en travaillant 4 heures par jour (et en surveillant sa e-réputation les 20 autres heures ?) établissent leurs offres en fonction de la situation française.
Si l’internet marketing se développe en France il sera toujours temps de créer des rubriques sur des sites genre Sos-arnaques, ou des sites d’aide juridique sur le modèle de ce qui a été fait pour lutter les arnaques des FAI (arnaques plus massives car soutenues au départ par l’Etat pour aider au déploiement de l’adsl).
En l’état la seule chose que je regrette est qu’il n’y a pas d’obligation pour un affilié d’indiquer sur l’email qu’il envoie pour faire la promo de ce produit qu’il est payé pour ça et qu’il ne l’a pas forcément essayé lui-même. Une plainte à la DGCCRF pourrait mettre un terme à cet abus, que quelques rares marketeurs savent éviter.