Blogueuse mode : un exemple de réussite ?

Blogueuse mode : un exemple de réussite ?

Blogueur, ou blogueuse mode, voilà un « métier » tendance. Au passage, je précise que le métier de blogueur n’existe pas en France à ce jour…

Je lisais hier un excellent billet sur le site du Nouvel Obs’ consacré à ces blogueuses nichées dans l’univers de la mode.

Comme je pouvais m’y attendre, si le succès est là, la masse de travail l’est également. Et cette masse est plutôt colossale ! Entre 4 et 5h00 de travail pour rédiger… 1 billet ! Vous voyez le truc ? Minimum 4h00 de boulot pour 1 billet. Si le blog possède 400 billets, nous sommes à 1600 heures de travail.

La semaine de 4h00

Avouez que ce n’est pas rien, et la semaine de 4h00 de l’ami Ferris en prends un coup derrière le casque.

Ces blogueuses ne sont pas nombreuses. L’article présente les « têtes de gondoles » sur un univers qui doit compter des milliers de blogueuses, et blogueur, puisque le phénomène se propage à la gente masculine.

Côté revenus, c’est le grand écart. Cela va de 200 euros à 4.000 euros par mois. Autant vous dire que vous avez intérêt à avoir une gestion des plus saine de votre porte-monnaie, car les montagnes russes, ça n’aide pas.

Blog, presse et gros sous

Difficile donc d’y voir clair financièrement parlant, il faut donc travailler dur et avoir un talent d’équilibriste de la finance personnelle pour espérer durer sur un secteur ultra concurrentiel.

D’une part, vous devrez affronter la concurrence d’autres blogueurs ou blogueuse passionnés et déterminés à faire leur place sur la plage, mais également les gros poissons de la presse écrites qui ne voient pas, mais alors pas du tout, d’un bon œil l’arrivée de ces quidams qui bouleverse l’ordre établis et les obligent à un partage du gâteau.

Ne vous y trompez pas, ce n’est pas parce que vous apportez un vent de fraicheur que vous allez être accueillis à bras ouvert par la presse. Bien au contraire. A cause de vous, ces magazines voient leurs recettes grignotées, et quand il est question de gros sous, on ne rigole plus du tout.

blogueuse mode

Les blogs de mode, un effet de mode ?

Madame Sandwich

A l’instar de la presse qui vit de la publicité sous toutes ses formes, les blogueuses sont aussi sujette au bon vouloir des marques. Au risque de parfois vendre leur âme à un dentifrice pour une robe, ou un voyage aux USA, et ainsi de suite.

Ce qui n’est pas fait pour plaire à une partie des lecteurs dont les commentaires acides fleurissent joyeusement aux pieds des billets. La paix sociale n’est pas pour demain, l’équilibre entre l’opinion personnelle et le billet sponsorisé n’est pas à l’ordre du jour.

D’un autre côté, on ne devient professionnel du blogging mode sans vendre une partie de soi. Si ces blogueuses l’assument parfaitement, le public a plus de mal. Pourtant, personne ne s’offusque des tonnes de publicité dans les magazines féminin. Tant qu’à faire, je donnerais plus volontiers mon crédit à une blogueuse qu’à un grand groupe de presse. Un petit mec ou une petite nana qui se défonce par passion pour son métier, je trouve ça bien.

Monétiser son blog

Puisque l’on est dans le sujet, comment ces blogs sont-ils monétisés ? Pas de surprises.

  • Articles sponsorisés
  • Publicités
  • Affiliations
  • Concours ou opération spéciales en partenariat avec des grandes marques

Rien d’extraordinaire, et pour celles et ceux qui chercheraient encore la recette miracle pour générer des revenus, allez-y cherchez…

La stratégie pour se faire connaitre

Mais comment font-elles pour se faire connaitre ? Une fois que le blog draine un peu de trafic, elles n’hésitent pas à prendre contact avec les Marques, comme l’explique Claire Domergue dans le billet, et blogueuse sur « La mode selon Claire« . Un mail, un état statistique du site et un dossier de presse.

Elles font une proposition pour un test de produit, un concours, une séance de shooting en boutique, et surtout, ne lâche pas l’affaire ! Si ce n’est pas pour cette fois, ce sera pour une prochaine !

Il faut donc une énorme volonté pour s’en sortir et percer. Surtout quand vous avez un boulot à assurer chaque jour à côté de cette activité. J’aime mieux vous que questions loisirs, c’est pas week-end à Rome chaque semaine.

La loi des marques

Comme dans tous secteurs ou la connivence avec les marques est très (trop) grande, le risque de fouler l’éthique est réel. Doit-on vraiment faire un billet sponso pour cette robe bien laide, sachant qu’au bout, il y a un ticket pour ce grand gala parisien de la mode, où il serait bon d’être vue ?

S’il est compréhensible que la tentation soit grande, peut-on tirer à boulets rouges sur celles et ceux qui succomberaient ? De part et d’autre du débat, les avis pleuvent et peuvent reçu comme étant valables. Chacun est libre d’avoir son avis sur la question. Et personne ne vous obligera à acheter et porter la dite robe.

Blogueuse mode, un métier difficile

Oui, c’est métier pas simple, entre des rentrées d’argent fluctuantes, une réputation sur le grill, un domaine concurrentiel à souhait, des heures et des heures à préparer un billet, un boulot en tant que salarié pour assurer le quotidien, il faut avoir l’envie, la foi, et un mental d’acier.

Personne, et surtout pas moi, n’a dit que bloguer était de tout repos. Il n’en demeure pas moi que tout ceci reste terriblement palpitant, excitant, enrichissant, au propre comme au figuré.

Se démener pour soi, pour sa propre affaire, ce n’est pas donné à tout le monde. Percer, être reconnu, encore moins. C’est le prix de la gratification, de la reconnaissance. Le prix, tout simplement de la réussite.

Je ne suis pas un fan de mode, loin s’en faut. Je pourrais même dire que cela ma passe à des kilomètres au-dessus de la tête. En revanche, je suis admiratif et plein de respect pour ces femmes et ces hommes qui ont réussis à bousculer un domaine bien fermé et bien en place depuis des décennies. Comme quoi, avec du travail, de la persévérance, de l’envie, rien n’est impossible. Chapeau bas à vous M’sieurs Dames !

Désormais, tout le mal que je peux leur souhaiter, c’est d’être encore là dans 2 ou 3 ans. En attendant, il ne serait pas idiot de s’inspirer de la volonté de réussir afficher pas ces personnes…

Lire l’article : Blogueuse, métier à temps plein, mais à quel prix ?


Ayez la partagitude, c'est ça la bloguitude !


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Ressources pour votre blog

9 réponses
  1. Simon Tripnaux
    Simon Tripnaux says:

    Ah ça c’est un milieu que j’ai bien connu il y a quelques années pour avoir négocier pas mal de linking et autres amusements dans ces sphères modeuses. Elles sont tout de même très gourmandes : ce n’est pas à la portée du petit artisan créateur de bijoux qui veut se lancer. En même temps, elles bénéficient d’un paysage de lien très naturel et vraiment intéressant pour la popularité. Un bon plan, juste assez cher !

  2. Anne - Cyberentraide
    Anne - Cyberentraide says:

    En effet il en faut de la persévérance et de la volonté pour bloguer dans ce domaine … Comme dans d’autres d’ailleurs … Il faut sans cesse intéresser, s’informer, être « à niveau » pour avoir un minimum de reconnaissance, qu’elle soit amicale ou financière.

    Bravo à Claire et à toutes celles et ceux qui ont su à l’instant « T » se démarquer.

  3. Bertrand
    Bertrand says:

    Je signale un autre type de blogueuse à succès que j’ai découvert accidentellement, la « blogueuse sexe » :
    http://www.gqmagazine.fr/sexactu
    Il me semble qu’elle a commencé par bloguer, avant d’écrire dans la presse écrite et de publier des bouquins. Quand on recherche ses plus vieux écrits (2004?) on voit que c’est une grosse bosseuse. Le relationnel a sans doute joué pour les contacts avec les journaux et les milieux de l’édition.

  4. La Mode selon Claire
    La Mode selon Claire says:

    Ton article est vraiment intéressant et très bien écrit ! En effet, il ne faut jamais arrêter de persévérer, ça mènera forcement à quelque chose un jour :)

    Merci de m’avoir cité en exemple, ça me fait très plaisir !

  5. Alexandre l Express Look
    Alexandre l Express Look says:

    Bonjour Stéphane,

    La thématique de la mode est le domaine le plus pourri de la blogosphère. Les marques de mode on très bien compris qu’il fallait investir sur les blogs. C’est certainement ceux qui investissent le plus dessus d’ailleurs…

    Il est donc très simple de se faire de l’argent sur cette thématique, ce qui est dommage car ça ne se fait pas au profit de la qualité. Tu le mets d’ailleurs en avant dans ton article Stéphane, l’éthique n’existe pas vraiment dans ce domaine car trop intéressé par les sous. L’identité de la blogueuse, ses valeurs… Il y a rien derrière, juste du fric.

    Si on veut se faire de l’argent, c’est certainement la meilleure thématique qui puisse exister. Inutile d’être compétent, combien de blogs reprennent tous les communiqués des presses et créent un copie d’un blog américain qui référence toutes les nouveautés ? Un paquet.

    Personnellement, je pense que ce type de blogs n’ont pas d’avenir sur le long terme. Prendre les gens pour des cons, ça va bien deux minutes mais après quelques temps, ils en ont marre et c’est la fin…

    Alexandre

  6. Excellence Relooking
    Excellence Relooking says:

    Oui, il est possible de vivre de son activité de blogueur(se), même dans le domaine de la mode, c’est la réponse apportée par cet article, fondamentalement. Mais c’est au prix de certaines contreparties, c’est un fait évident. Comme pour toute activité professionnelle tout est affaire de compromis.

Les commentaires sont fermés.