Choisir ses réseaux sociaux

Choisir ses réseaux sociaux

« Sur quels réseaux je dois aller pour avoir du trafic sur mon blog ?«  C’est une question qui revient souvent dans la bouche du débutant. En soit la question n’est pas idiote. Nous voyons tellement d’articles sur les réseaux, que finalement, le béotien pourrait aisément croire que c’est par la magie d’un claquement de doigt que le trafic va arriver sur son site.

S’il suffisait d’un simple script pour poster des messages et faire venir des internautes pas brouettes entières, ça serait bien. Ou pas.

Répondons tout de suite à la question initiale qui pourrait être formulée comme ceci : « c’est quoi le meilleur réseau pour moi ? ».  A cela, je dis : celui qui vous convient le mieux, celui sur lequel vous vous éclatez le plus, celui sur lequel vous avez créé une communauté, ou sur lequel vous appartenez à une communauté active.

Deux points important dans cette réponse : Le plaisir, et le travail.

Le plaisir d’abord. Etre sur un réseau social, comme Facebook, Twitter ou Google Plus, c’est avant tout un plaisir. Personnellement, j’aimais beaucoup Twitter il y a encore quelques mois de cela. A ce jour, je migre sûrement vers Google Plus.

Twitter

Pourquoi ? D’une part, 140 caractères, à un moment, pour développer des idées, c’est court. Certes, Twitter ne sert pas à cela, nous sommes bien d’accord. Et je trouve cela de plus en plus contraignant. Autant, pour une veille, c’est suffisant. Autant, pour échanger, c’est juste.

Autre point à charge : discuter sur Twitter, c’est assez mal perçu. Je compte plus le nombre de fois où les ayatollahs de services m’ont expressément demandé d’aller discuter ailleurs. J’ai finis par les écouter.

Mais je conserve un ancrage profond sur ce réseau, pour son instantanéité, sa viralité, son impact, sa réactivité. En cela, Twitter reste un outil formidable.

Google Plus

Présenté comme la ville fantôme, Google Plus est, c’est vrai, moins dense que ces concurrents. La plupart des créneaux viable étant déjà occupé, il aura fallu inventer un outil à la croisée des chemins. Et le pari est, je crois, en train d’être gagné.

Google Plus est une ville à la fois nouvelle, et ancienne. On connait le Maire, on connait les habitants, plus ou moins, et tout le monde se découvre, créé son espace. La vie prends forme, lentement, mais surement.

réseaux sociaux

Les clés pour bien choisir

L’arrivée des communautés aura vraiment été le point de départ de Google Plus, offrant cette possibilité de pouvoir se regrouper par centre d’intérêts, et ainsi de se lier les uns aux autres. De plus, Google Plus allait offrir un véritable espace communautaire là où Facebook traine encore les pieds. Bien vu.

La dernière mise à jour de Google Plus est également une vraie réussite. Avec une ergonomie empruntant à la fois à Windows 8 et Pinterest, l’interface gagne en clarté, en puissance, en esthétique aussi, ce qui ne gâche rien.

Mais soyons vraiment honnête. A l’heure où j’écris ces lignes, Google Plus est un lieu hautement fréquenté par les professionnels du net, et ce toutes branches d’activité confondues. Pour le moment, Madame Michu, elle est encore sur Facebook, et pour un  bon bout de temps encore.

Enfin, dans Google Plus, il y a Google. Et Google en France, c’est 90% du marché de la recherche. Quand on sait que l’AuthorShip et son petit frère l’AuthorRank vont peser de tout leur poids dans notre référencement, pour un blogueur, se passer de Google Plus, c’est un peu la course à handicap. Mais pourquoi pas !

En ce qui me concerne, je préfère en être, et le plus tôt possible. Pour un blogueur, Google Plus ne manque pas de charme, avec des outils comme le hangout, le bouton +1, les commentaires que l’on peut utiliser sur WordPress via un plugin, une interface agréable, des communautés vivantes et facile à suivre, et enfin, un impact direct sur le SEO via AuthorRank. Que demander de plus ?

Facebook

L’énigme. Pour moi, ce truc, c’est une boite noire, scellée de toutes parts et impossible à ouvrir. Hermétique en termes de SEO, virale pour tout ce qui est lolerie en tous genres, je n’ai jamais réussis à y percer.

J’ai pourtant tout tenté, mais non, rien n’y fait. Sans nul doute la thématique de 4h18 est-elle un peu trop pro pour un tel réseau, ou c’est avant tout un partage d’informations personnelles. A ce titre, nombre d’article montre un sensible recul de l’engagement des marques sur Facebook, ou au moins, une révision de la stratégie.

Sans discrimination aucune, j’aurais eu un site sur des histoires à la con, mais drôle, comme VDM (vie de merde), là, j’aurais pu percer. Mais les derniers plugins WP, tout de suite, c’est moins saignant pour Facebook

De plus, question ergonomie, protection de la vie privée, ça change tous les six mois. A force, ça devient lassant. J’en sais quelque chose, j’ai perdu du monde sur 4h18 à vouloir changer de thèmes tous les quatre matins. Depuis que je me suis calmé (merci la drogue et l’aclcool), ça va bien mieux.

Alors, Facebook ? Si vous avez un site sur un sujet de nature à faire rire le grand public, oui. Dans le cas contraire, je dirais non. Mais encore une fois, rien ne vaut un bon gros test grandeur nature sur deux à trois mois minimum pour bien calibrer l’impact.

Dernier point, non négligeable. L’intégration de Facebook dans WordPress, c’est pas de la tarte ! Et c’est lourd, très lourd. Trop lourd. Le temps de chargement avec ou sans un plugin d’intégration Facebook sur votre site, c’est pas du tout pareil.

Quel réseau choisir ?

La première des choses à faire est de tester. Un réseau après l’autre, puis deux en même temps. Vous aurez ainsi tout loisir de valider ou non chaque plateforme sociale en fonctions de vos critères, de vos besoins.

Essayez de vous impliquer de la même façon, avec le même entrain dans chacun d’eux, sans cela, le test sera foireux. Faites vos observation sur plusieurs semaines. Essayez tous les petits trucs que vous pourrez trouver sur la toile et analysez ce qu’il en retourne. Après cela, vous serez en matière de faire un choix juste.

Les réseaux pro

Viadeo, LinkedIn, et consort ne sont pas cités ici. En effet, il s’agit plus ici de réseaux strictement professionnel, et assez fermer. Je les vois plus comme des opportunités pour la recherche d’un emploi ou alors, pour des échanges strictement professionnels. Rien de plus. Remarquez, c’est déjà bien !

Une approche plus marketing ?

Une autre démarche, teintée d’un soupçon de marketing (non, ce n’est pas sale) serait de regarder là où se trouvent les lecteurs et prospects que vous cibler pour aller les chercher là où ils se trouvent. Cela vous demandera sans nul doute un effort pour vous approprier un réseau que vous n’aviez pas forcément envie de pénétrer, mais si votre cible y est, alors, cela vaut bien un petit sacrifice humain non ?

En étant sur le même canal que vos prospects, sans chercher à tout prix la relation commerciale, vous aurez l’occasion de tisser des liens qui pourraient bien perdurer. Cette proximité, bien utilisée, pourrait être un véritable poids en votre faveur au moment de conclure une vente, d’attirer du trafic.

Créer cette proximité, c’est s’engager, apporter un point de vue, on ne vous demande pas de faire une dissertation à chaque fois, ni tous les jours, mais de temps à autres, apporter une opinion, cela va aider le lecteur à s’identifier. Vouloir plaire à la masse, c’est compliqué et risqué, vouloir trop plaire, c’est le plaisir des moches.

Cette démarche s’inscrit dans ce que les professionnels de la question appellent « l’inbound markting« . En résumé, la marque, l’entreprise, va chercher ses clients sur leurs propres terrain. L’entreprise va vers clients, et n’attends plus que ces derniers viennent à elle.

En guise de touche finale, l’utilisation que vous allez faire des réseaux doit découler de votre propre analyse des divers secteurs, des forces et faiblesses de chaque réseau afin de pouvoir vous insérer dans l’univers et y faire votre place, en tirer le meilleur profit possible.

Entreprendre les réseaux sociaux est une démarche à la fois complexe, riche, intéressante et amusante. Alors amusez bien !


Ayez la partagitude, c'est ça la bloguitude !


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28 réponses
  1. Philippe de AutoCollec
    Philippe de AutoCollec says:

    Yeap, comme toi j’ai du mal avec FB… mais j’y suis pour tous mes blogs et sites, ne serait-ce que pour bloquer les noms et éviter le cyber-squatting de mes domaines/enseignes. Mais en terme de business, difficile de mesurer un quelconque retour.
    Twitter, j’aime bien sa viralité parce que ça permet de toucher assez facilement des décideurs, journaleux, personnalités …
    Egalement démarche systématique d’occupation de noms de mes blogs et sites, pour éviter autant que faire se peut le cybersquatting.

    Pour alimenter FB et Twitter, j’utilise des outils RSS ou plugin WordPress qui génèrent l’alimentation des pages/comptes. C’est minimaliste, mais ça permet d’assurer une activité et une visibilité standard.

    Google, j’ai encore du mal. Je suis persuadé que c’est très bien fait, très puissant … mais le « tout google » me fait un peu flipper. Google surveille déjà l’essentiel de mes mails, gère une partie de mes revenus, décide presque de ma vie ou ma mort à travers ses algos SEO … c’est bon, ça suffit. On a abolit les monopoles d’Etat, si je peux éviter de me livrer pieds et poings liés à Google …

    Le petit nouveau que j’aime bien, c’est Linkedin. D’abord, t’as pas des ados boutonneux en face de toi, mais des pros, des décideurs et leurs réseaux. A coté de ça, tu y trouves des espaces thématiques, des clubs, des sujets thématiques auxquels tu t’inscris et participe. J’y vois une forme de Twitter plus élaboré et structuré…

  2. Nicolas Richer
    Nicolas Richer says:

    Super article Stéphane et effectivement, il faut toujours faire un arbitrage plaisir / quête de la cible… Mais faire partie des pionners de Google+ malgré les critiques et les railleries est également un bon choix, en bénéficiant de l’avantage du premier arrivé !

Les commentaires sont fermés.