Comment Hélène Weber est devenue une blogueuse riche et reconnue

Comment Hélène Weber est devenue une blogueuse riche et reconnue

[message_box title="Article rédigé par Hélène Weber" color="blue"]

Helene Weber

Il y a peu, j’ai découvert par le biais d’un lien vers 4h18, la plume d’une blogueur, Helène Weber. Une plus qui m’est apparue plaisante, tout autant que le regard qu’elle porte sur le blogging avec son regard de débutante.

Aussi, j’ai eu l’envie de lui ouvrir les portes de 4h18 pour qu’elle vienne parler de son aventure de blogueuse. Voici son histoire.

Retrouvez Helène sur son site : Donnez du sens

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J’aime lire des romans qui se terminent bien. J’aime quand les personnages ne vont pas trop mal, que leurs problèmes paraissent compliqués à résoudre (mais seulement en apparence) et qu’ils finissent toujours par vivre la vie de leurs rêves quelques pages avant la fin.

Je suis psychologue. J’ai travaillé plusieurs années avec des adolescents placés en alternative à l’incarcération et avec des familles dont les enfants avaient été signalés en danger au Juge des Enfants.

Quand je lis un roman, j’aime bien les histoires où tout a l’air facile. Ça me détend.Les romans noirs et les problèmes existentiels complexes, je sais tellement que ça existe en vrai qu’il faut que je m’en sorte de temps à autre.

Qui suis-je ?

Je suis actuellement enseignante au sein d’une école d’ingénieur qui propose un cursus en 5 ans. Je suis chargée d’accompagner les étudiants de première année dans l’approfondissement de leur projet professionnel et l’acquisition d’une méthode de travail adaptée aux études supérieures. Pourquoi ? Parce que la plupart de mes étudiants appartient (selon leurs propres termes) à la catégorie des « branleurs doués », et qu’ils n’ont jamais eu besoin de « méthode » particulière pour réussir à l’école. Jusqu’au bac.

Car dans l’école où je travaille, nous essuyons plus de 40% d’échec au cours des deux premières années du cursus. Des chiffres qui, même s’ils sont encore loin des 60% d’échec comptabilisés en Licence à l’université, s’en rapproche tout de même dangereusement… J’ai donc du boulot.

Un blog pour « changer de vie » ?

Une collègue qui travaille au « centre d’innovation pédagogique » de mon université m’envoie régulièrement des mails pour me tenir au courant de ses trouvailles sur le web en matière de pédagogie. Evidemment, elle m’envoie également des « trouvailles » qui n’ont rien à voir avec le thème…

J’arrive alors sur un blog (dont je ne me souviens même plus du nom…désolée pour le backlink) dont l’auteur présentait « les 3 livres qui avaient changé sa vie ». J’étais plutôt ravie (moi qui suis sans arrêt à la recherche de nouvelles listes de romans « optimistes » à lire…). Sauf qu’il ne s’agissait pas de romans…mais d’essais, de livres de marketing et de développement personnel. Bof. Je clique néanmoins sur un lien qui annonce un blog au titre prometteur : Des livres pour changer de vie. Je trouve le concept amusant même si je ne lis aucun des comptes-rendus de livre proposé sur le site…ce n’est pas ce qui attire mon attention. Ce qui m’intéresse, c’est l’expérience de l’auteur.

Voulez-vous vivre la vie de vos rêves grâce à votre blog ?

En rentrant chez moi ce soir-là, j’annonce directement la couleur à mon compagnon : je vais devenir riche.

Regard perplexe.

Je vais écrire un blog, attirer en moins d’un an des dizaines de milliers de visiteurs, gagner 3000 euros par mois, quitter mon job salarié et tout ça en travaillant 4 heures par jour.

- Ah ouais ? me répond-on.

Mais « on » n’a pas lu les articles que moi j’ai lus. Le rêve est à portée de clic. Il suffit d’y croire. Il suffit d’agir pour réussir.

Il suffit aussi de donner 28 euros à OVH, de faire confiance à WordPress et de publier un article par semaine pendant un an. C’est ça, me dit-on. Et la marmotte, elle met la tablette dans le papier alu… Heureusement, in extrémis, je me souviens de la super citation suivante : « dès l’instant où une personne montre son enthousiasme, les cyniques de ce monde s’agitent ». Tant pis, je deviendrai riche sans son aide.

Comment choisir le thème de son blog ?

Cette question, vous pouvez la prendre par deux bouts :

Vous voulez devenir riche (donc vous vous demandez quels sont les critères pour qu’un blog vous permette de devenir riche (sic)). Vous avez quelque chose à dire (donc vous vous demandez comment faire pour que ça intéresse les gens, pour qu’ils vous donnent leur argent et vous permettent de devenir riche).

En gros, vous voulez devenir riche et c’est quand même ça le plus important.

Bon, je vous l’avoue, au départ, je voulais juste devenir célèbre. Riche ne venait qu’en deuxième position.Je choisis donc un thème de blog hyper porteur : les comédies romantiques. C’est une autre recherche que je fais de temps en temps sur Google : « liste des meilleures comédies romantiques de tous les temps ». Bon, je vous avoue tous ces trucs mais il faut tout de même que je recadre un peu…

J’ai fait de (très) longues études à l’université : un DEUG d’Histoire, une Licence de Science politique, une Maîtrise, un DEA et un Doctorat de Sociologie, une Licence, une Maîtrise et un DESS de Psychologie clinique.

Je devrais donc être vaccinée contre les « discours marketing », les illusions du « si on veut, on peut » ou des dictons comme « la réussite est à la portée de tous ».

Après tout ce que je viens de raconter, sur les romans commerciaux et les comédies romantiques à l’eau de rose, mes motivations peuvent tout de même sembler suspectes. Dans l’espoir futile de regagner un peu de crédibilité, je peux même vous révéler que j’ai publié ma thèse aux éditions Eres. Vous pouvez aller vérifier : Du ketchup dans les veines de Hélène WEBER.

Mon projet concernant les comédies romantiques était le suivant : j’ai des goûts à la fois très populaires et très intellos. Je voulais donc présenter des comédies romantiques que j’avais aimées en analysant pourquoi.

J’avais également le projet d’évoquer la question de la « culture légitime », qui fait que nous taisons notre goût pour certains contenus « parce que ça ne fait pas bien », mais que nous en vantons d’autres pour la raison opposée.

Si j’aime Confession d’une accro du shopping de Sophie Kinsella, cela ne m’empêche pas d’aimer également Belle du seigneur ou Sylvie Germain.

Si je suis fan de Quand Harry rencontre Sally, cela ne m’empêche pas d’avoir vu tous les Ingmar Bergman et que It’s a wonderful life de Frank Capra soit mon film préféré.

Nous sommes tous faits de paradoxes et c’est très bien comme ça.

C’est ce dont je voulais parler sur mon blog. Et j’ai donc acheté le « merveilleux » nom de domaine suivant :

Vous pouvez aller faire un tour. Il n’y a rien dedans… Parce que soudainement, j’ai pris conscience qu’en plus de mon travail à plein temps et de ma vie de famille bien remplie, mener un projet comme celui-ci allait être assez chronophage. Je n’avais pas envie de « raconter un film » en dix lignes. Je voulais creuser l’analyse pour comprendre ce qui me touchait, m’inspirait ou m’exaltait dans une histoire, un personnage ou une esthétique. Je voulais approfondir ces sujets d’un point de vue psychologique et sociologique. Cela m’aurait demandé de lire, de réfléchir, de chercher mes mots…une recherche à plein temps quoi !

Tant pis pour mes 28 euros (gloups). De quoi allais-je donc bien pouvoir parler ? Finalement, je me suis recentrée sur ce qui m’intéressait dans le projet de bloguer : écrire, lire, faire des rencontres (…et devenir riche et célèbre). J’ai donc choisi de m’appuyer sur mon activité professionnelle.

Donnez aux gens ce qu’ils attendent, trouvez des solutions à leurs problèmes…

J’annonce autour de moi que je vais devenir « bloggeuse professionnelle », que c’est trop fastoche et que ça ne prend que 4 heures par semaine.

Puis je demande des idées de nom de domaine pour un blog qui s’adresserait à des profs et à des étudiants. Le projet : comprendre les causes de l’échec scolaire à l’université et donner des méthodes concrètes pour réussir.

-Tu veux quoi au juste ?

-Je veux que les gens viennent voir mon site.

-Essaye « gros-nichons.com ».

-C’est déjà pris.

Non, c’est faux. Je n’ai jamais dit ça. J’étais outrée.

-Mais les gens vont être déçus.

-Et alors, au moins ils auront vu ton site.

Finalement, je reprends les bons conseils d’Olivier Roland (je n’en avais pas cherché d’autres à l’époque, c’était donc mon unique référence) : donner aux gens ce qu’ils veulent. Mais que veulent les gens ?

Des résultats. Immédiats. Qui changent leur vie.

Et je choisis le nom de domaine suivant :

Je me lance donc dans la « culture du résultat ». Je vais expliquer aux internautes comment apprendre un cours, réviser un partiel, majorer leurs examens et trouver le métier de leur rêve : bien payé, sur une île tropicale, avec une créature de rêve au bras, en ne travaillant que 4 heures par semaine (je l’aime bien celle-là). Je reprends donc un nouveau nom de domaine chez OVH et je ré-installe le module WordPress.

Vous en rencontrez vous des problèmes techniques ?

C’est super simple : en 10 minutes, vous pouvez commencer à publier vos premiers articles. Sans blague !

La première fois que je suis arrivée sur mon module WordPress, j’ai rien compris du tout. C’est vrai quoi, il faut aller où pour écrire un article ? Heureusement, un collègue geek a passé du temps à m’apprendre les rouages les premiers temps…et c’est vrai qu’on oublie vite les flottements du début. Il faut dire que j’ai appris à faire mon premier powerpoint en juillet l’année dernière et que je ne suis connectée à facebook et twitter que depuis quelques mois. Une novice.

Mais connaître « certains rouages », il faut reconnaître que c’est souvent bien utile.

Par exemple, en consultant mes fameux résultats sur Google Analytics, j’ai découvert que le temps que passaient les internautes sur mon site était inversement proportionnel au temps de chargement des pages (particulièrement long sur OVH quand vous avez un forfait à 28 euros…).

Vous n’êtes jamais arrivé sur un site qui affiche une page blanche pendant plusieurs secondes avant de charger chaque page ? En général, on zappe assez vite…

J’ai également pu repérer que mon thème gratuit n’était pas très optimisé pour la navigation. J’avais un taux de rebond qui frôlait les 70%, et les visiteurs ne revenaient que rarement sur mon site… J’ai donc changé d’hébergeur et de thème graphique.

Du jour au lendemain, mon taux de rebond est passé de 70 à 9%, le temps moyen de navigation de moins de 2 minutes à plus de 5, pour 5 pages vues par visite en moyenne. Mon taux de nouveaux visiteurs s’est par ailleurs stabilisé autour de 55%. Et tout ça sans rien changer au contenu.

Mon nombre de visiteurs par jour ? Moyen. Entre 50 et 70.

Comment attirer des visiteurs sur son blog ?

Nous sommes nombreux à nous poser cette même question… Bon, au cours du premier mois (novembre 2011), je ne m’en soucie pas plus que ça. Je publie. Je publie. Je publie. Sans regarder en arrière. Juste un œil à mon « nombre de pages vues » de temps en temps.

Novembre : 102 pages vues (sur tout le mois…). Décembre : 116 pages vues…

Mais pourquoi personne ne vient lire mes articles ?!?? Parce que personne ne sait que j’existe.

En plus, je veux devenir célèbre mais je suis d’un naturel timide concernant ce que j’écris. Du coup, je ne préviens personne de mes publications. Même pas ma famille ou mes amis. Et encore moins mes collègues. Et c’est là que je m’aperçois de la traitrise de Jetpack : la version que j’utilise comptabilise les pages que je visualise moi-même en tant qu’administratrice du site.

Mes 102 pages vues, c’est moi qui les ai visionnées. La loose…

Je passe donc en revue tous les trucs qu’on trouve à droite, à gauche pour augmenter son traffic « sans effort » :

  • Commenter des blogs
  • Participer à des forums
  • Utiliser les réseaux sociaux
  • Créer un « espace membre »
  • Proposer des articles invités
  • Participer à des événements inter-bloggeurs
  • S’inscrire sur des annuaires
  • Optimiser son référencement pour les moteurs de recherche
  • Publier toujours plus de contenu (de qualité !)
  • Proposer des échanges de liens à d’autres sites
  • Rédiger un communiqué de presse
  • S’inscrire sur des diggs-like

J’en ai oublié ?

Une nouvelle fois, je me pose la question suivante : quel est mon objectif ?

Si vous ne voulez qu’augmenter votre visibilité, vous commentez « utile » sur les autres blogs, vous vous abonnez à des comptes twitter uniquement pour que l’on s’abonne à vous en retour, vous écrivez des articles de 500 mots et vous les proposez à tous les blogs que vous connaissez…

Toutes ces techniques me mettent un peu mal à l’aise (même si je dois avouer avoir cédé à quelques-unes).

Si vous rédigez un commentaire qui n’apporte rien (« Super article ! Merci ! »), non seulement cela ne rapporte aucun visiteur, mais en plus, cela n’apporte rien du tout. A personne.

Le fait est qu’écrire un commentaire, à mes yeux acceptable, ça prend du temps. Trop de temps. Du coup, j’abandonne rapidement le projet.

Ce n’est pas une bonne tactique pour une raison essentielle en ce qui me concerne, et je vais vous expliquer pourquoi.

Bloguer pour faire des rencontres

Voici le principal problème que je dois surmonter à l’heure actuelle : sortir de mon « isolement web » et aller à la rencontre des sites et des blogs qui abordent des thématiques proches de la mienne.

Je suis entrée dans le monde du blogging par la fenêtre « devenez riche grâce à votre blog ». Du coup, cela fait des mois que je surfe sur des sites de développement personnel, de marketing internet, de nouvelles technologies et de copywriting.

J’ai participé à deux événements inter-blogueurs qui ne m’ont rapporté que des visiteurs éphémères (ben oui, puisque leur intérêt principal était ailleurs…et qu’ils sont venus sur mon site uniquement par curiosité).

C’est tout de même un article invité qui m’a fait passer de zéro page vue à 650 en deux jours : une chronique du livre Une tête bien faite de Tony Buzan sur le site Des livres pour changer de vie.

J’ai également écrit des articles invités pour des sites beaucoup plus ciblés : « Je ne vis plus chez mes parents, ça change la vie » pour le site reussirmavie.net et « Comment choisit-on son orientation après le bac » sur le site apprendreaapprendre.com

Mais ce n’est pas forcément la qualité du contenu qui fait la notoriété. Si tant est que mon contenu soit de qualité d’ailleurs…

Donnez aux gens ce qu’ils veulent

Bon, c’est vrai, 50 visiteurs uniques par jour quand on part de zéro, c’est déjà un progrès. Et après ?

J’ai mis en place une formule d’abonnement via Mailchimp (pourquoi payer Aweber alors que Mailchimp est gratuit jusqu’à 2000 abonnés ? Je ne comprends toujours pas…).

J’ai élaboré le fameux « cadeau irrésistible » pour donner « vraiment » envie aux internautes de me confier leur adresse email en échange.

J’ai tenté la « popup ». Et puis je m’en suis débarrassée (elle m’agace trop quand je visite d’autres sites…).

Au bout d’un moment, je me suis en fait recentrée sur ce qui était vraiment important pour moi.

S’il fallait promettre du rêve pour devenir riche, ce n’était pas mon truc.

Parce qu’en fait, je ne promets rien d’infaillible ni de « garanti » sur mon blog.

Mon premier souhait, c’est d’abord de « réfléchir avec ».

Il est vrai que « je sais des choses », que j’ai lu pas mal de bouquins et que j’accompagne des enfants, des adolescents et des étudiants depuis quelques années maintenant. Mais je ne possède aucune méthode miracle pour réussir ses UV à tous les coups. Si c’est ce que vous recherchez, il vaut mieux payer quelqu’un pour les passer à votre place vos UV. Quelqu’un qui les a déjà eues tant qu’à faire.

Mais pour l’autonomie vous repasserez.

Alors moi, je veux bien « donner aux gens ce qu’ils veulent », mais si c’est une solution clé en main qu’ils recherchent, je ne l’ai pas en rayon.

Est-ce que j’ai envie de vendre du rêve ?

Oui, j’aimerais bien. Mais dans un roman. Ou dans un film.

Les raisons de l’échec scolaire sont tellement multiples et complexes que proposer une recette miracle pour y remédier, ce serait vraiment malhonnête.

Par contre, il existe beaucoup de techniques pour progresser dans son domaine. Mais elles requièrent du travail, de la motivation et de la réflexion.

De toute façon, si vous voulez vraiment gagner en compétences et comprendre ce que vous faites, cela demande du travail.

Comme je voulais néanmoins gagner (un peu) d’argent, je me suis tout de même demandée ce que je pourrais proposer de payant aux internautes…

Le Graal des formations en ligne

J’ai regardé un peu ce qui se faisait et je suis tombée sur les formations pour « gagner de l’argent avec son blog », pour « vivre la vie de ses rêves avec son blog » et  pour «apprendre à réaliser un lancement orchestré ».

Là, j’ai découvert que ces formations consistaient à visionner des vidéos et à participer une fois par mois à une conférence en ligne.

Enseignante depuis 10 ans, m’intéressant de près à la pédagogie, je me suis tout de même posée quelques questions :

Il y a déjà beaucoup d’informations accessibles gratuitement sur ces sujets sur le web, pourquoi payer pour accéder à un contenu similaire ?

Existerait-il vraiment des secrets bien gardés auxquels seuls les promoteurs de ces formations auraient eu accès ? (on est toujours tenté de faire partie des « élus »…pas vous ?)

S’il s’agit juste de contenus diffusés en vidéo et disponibles en version retranscrite, quelle différence avec un bon bouquin (qui lui est bien moins cher…) ?

Si j’ai besoin d’un accompagnement individualisé pour m’aider à dépasser certains obstacles, dois-je attendre de poser ma question (en même temps que tous les autres inscrits à la formation) une fois par mois ?

Si je peux également poser des questions par email, la hotline est-elle accessible régulièrement ? Les réponses sont-elles vraiment individualisées ?

Et puis un problème bien plus important m’a un jour sauté aux yeux. Je suivais à ce moment-là le « lancement orchestré qui lançait la formation en ligne sur les lancements orchestrés ». Le « formateur » présentait toute sa méthode dans une série de vidéos.Je me suis alors dit : et la formation, elle apporte quoi de plus ? En fait, rien en ce qui concerne le transfert de compétences.

Très sûr de lui, le « formateur » annonce alors :

ne vous inquiétez pas, ça a l’air compliqué mais en fait c’est très facile. Faisons la comparaison avec une formation en électricité : nous on ne va pas vous expliquer comment circule le courant, ce qu’est l’énergie, etc. Nous, on va simplement vous montrer très concrètement comment appuyer sur l’interrupteur.

??!???!!?

C’est-à-dire qu’on vous fournit tout « clé en main » :

  • des emails à trou à recopier et compléter,
  • des scénarios de vidéos à imiter,
  • des listes d’emails pour faire votre promotion,
  • etc…

C’est un peu comme le « club » pour faire de l’affiliation : des mails, des vidéos, des commissions de vente. Vous recopiez le modèle. Evidemment, vous n’êtes qu’un imitateur. Mais après tout, si ça paye. Moi, ça me posait tout de même un souci.

Je ne me voyais pas promettre un 18/20 aux personnes qui allaient suivre ma formation, ni une place assurée dans une grande école et encore moins un gain de 10 points de QI en trois semaines.

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Pour espérer que les gens soient plus compétents et créatifs, on ne peut pas se contenter de leur montrer « comment appuyer sur un interrupteur ». Il faut les accompagner, réfléchir avec eux et accepter que parfois, ils nous mettent en difficulté avec leurs questions.

Toute question n’a pas sa « réponse toute faite ».

On cherche ensemble. On explore. On transmet. Et on se remet aussi beaucoup en question.

Enseigner est un métier difficile.

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J’ai donc monté une formation en ligne gratuite (je ne voulais pas la proposer payante sachant que je ne savais pas si j’allais tenir le cap du côté de l’informatique) sur le thème suivant : « Initiation à l’utilisation des Mind maps », sur 5 semaines.

5 internautes se sont inscrits. 1 n’a pas poursuivi au-delà d’une semaine (on n’a jamais les chiffres de ceux qui abandonnent dans les autres formations…sauf pour le Club Stratégie de Thierry Dubois). 1 a abandonné au bout de trois semaines. 3 sont allés jusqu’au bout.

Chaque semaine, j’envoyais des exercices à faire pour la semaine suivante.

Je trouve que c’est quand même en s’exerçant que l’on se confronte aux vraies difficultés et que l’on se pose les questions les plus pertinentes.

Chaque semaine également, j’envoyais des vidéos dans lesquelles je proposais un contenu qui tenait compte des retours que j’avais eu aux exercices de la semaine précédente. Cela m’a demandé du temps pour adapter ce que j’avais à dire, rebondir sur les questions posées et construire, d’une semaine sur l’autre, des contenus qui étaient véritablement en lien avec les préoccupations des participants.

Je pourrais effectivement formater les vidéos pour couvrir progressivement tous les sujets abordés. Mais c’est aussi dans l’interaction avec une « vraie » personne que la motivation perdure, que la réflexion avance et que l’autonomie s’acquière.

Je ne crois pas aux formules entièrement automatisées qui font que les seuls interlocuteurs qui restent sont l’ordinateur et la « foire aux questions » (même si elle est en vidéo). Si les étudiants abandonnent, bien souvent, c’est parce qu’ils n’ont personne « en face » qui tient la route et la distance.

Parce que se former, c’est bien plus qu’un processus d’acquisition de savoirs et de savoir-faire. C’est également des doutes, des remises en question et des questions existentielles. Et je n’ai pas encore vu d’ordinateur à même d’accompagner ces « choses-là ».

Aujourd’hui ?

J’ai une centaine de visiteurs par jour environ qui viennent visiter mon site.

Les jours de ciel gris, je relis cette citation de Winston Churchill que j’ai mise sur un post-it à côté de mon écran d’ordinateur : « Le succès, c’est d’aller d’échec et échec sans perdre de son enthousiaste ».

En ce qui concerne mes rêves de richesse et de célébrité, je suis donc bien loin du compte.

Mais après tout, est-ce bien important ?

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Son site : Donnerdusens.fr

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Son compte Twitter : @HeleneWeber100

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Ressources pour votre blog

guide blogueur pro pdf
29 réponses
  1. nrenault
    nrenault says:

    Article très intéressant et très complet sur le parcours d’une blogueuse atypique. Au début ça ressemble presque à un « attrape nigaud », mais bon cela me surprenait de trouver cela ici (j’avoue avoir même vérifié l’url pour être sur d’être sur ton blog). Au final le parcours d’Hélène Weber est très enrichissant, et la conclusion est plus que surprenante et permettra à beaucoup de ne pas se faire trop d’illusions sur les chances de réussite d’un blog.

    Au final cela m’a donné envie d’aller jeter un coup d’oeil au blog d’Hélène Weber, ne serait-ce que par curiosité.

    Merci à tous les deux pour cet article !!!

    • helene180577Hélène Weber
      helene180577Hélène Weber says:

      Bonjour,
      Merci pour votre retour.
      Je pense tout de même que c’est important d’avoir quelques « illusions ». C’est tout de même ce qui nous pousse à agir. Un peu d’imaginaire…

      Mais j’ai réalisé qu’en fait, « faire de l’argent » n’était pas ma priorité (si c’était le cas, je n’ai choisi ni les bonnes études, ni le bon métier, ni le bon thème de blog…).

      A bientôt,
      Hélène

  2. Aurélien PIERRE
    Aurélien PIERRE says:

    Aller de rencontre en rencontre et « réfléchir avec » plutôt que tartiner des solutions toutes faites. En effet, on est bien là dans l’essence (et le charme) du blogging.

    J’ai découvert le blog d’Hélène il y a 10 jours (donc avant ce billet), et je m’y suis abonné. Il est d’excellente facture, et réllement fouillé. Mais il est vrai qu’il y a de grandes chances pour qu’elle ne rentabilise pas ses peines (et sa rigueur).

    Et en effet, ça n’est pas bien grave. L’intérêt du blogging réside dans les avantages en nature (rencontres, notoriété, reconnaissance professionnelle, et même partenariats économiques si ça marche vraiment).

    Donner aux gens ce qu’ils veulent, c’est stupide si ça n’est pas cohérent avec ce que l’on a à leur donner…

  3. Fabrice
    Fabrice says:

    Hélène,

    Bravo pour cet excellent billet, tout en nuance et très bien écrit, un joli début de parcours dans la sphère « blogging », qui à mon humble avis est loin d’être terminé.

    Un seul conseil, surtout, continuez…

  4. valthu
    valthu says:

    Merci j’ai adoré le parcours d’Hélène ! je vais m’abonner illico à son blog, merci Stef pour ce partage ;-) « En ce qui concerne mes rêves de richesse et de célébrité, je suis donc bien loin du compte. Mais après tout, est-ce bien important ? » Bravo Hélène belle philosophie :-)
    valérie

  5. Dorothée Ségard
    Dorothée Ségard says:

    Je ne sais toujours pas de quoi parle le blog d’Hélène au final, j’irai faire un tour après ce commentaire mais je me suis reconnue dans ces mots-là « branleurs doués » et « Si les étudiants abandonnent, bien souvent, c’est parce qu’ils n’ont personne « en face » qui tient la route et la distance. ».

    Je suis sortie de mon cursus de fac etc mais c’est quelque chose auquel j’ai été confronté.

  6. Auto Collection
    Auto Collection says:

    Je vais avoir un commentaire (volontairement) réac …. mais cet article est intéressant à plusieurs titres car révélateur des pratiques autour du blogging.

    Tout d’abord le titre bien racoleur m’en fout plein la gueule : « Hélène blogueuse riche et reconnue ». Ouchhh …
    Je viens de re-parcourir le Top 500 des fortunes de France et je n’ai pas trouvé Hélène Weber. Premier coup au moral. J’ai cherché les mentions légales de son site pour voir si sur societe.com sa boite ne ferai pas 1 ME de chiffre d’affaire, mais bon, pas de numéro siret. Après j’ai tapé son nom dans Google, trouvé 2-3 trucs sur elle, mais objectivement, Marthe Villalonga fait franchement mieux … Non, en fait Hélène n’est ni riche (au sens matériel) ni reconnue (au sens notoriété). Elle est enseignante et fait vivre son blog à coté de son job de salariée.
    Stéphane, le douzième degré … après « la bible » …. arrête de me faire rêver ….

    Après, on nous montre bien le coté miroir aux alouettes et rêve facile qui est placardé sur de si nombreux blogs « changer de vie », « la réussite à la portée de tous », « travailler 4h par semaine » « vivre la vie de ses rêves » … un peu comme les petits papiers que le marabout africain du coin glisse dans ma boite aux lettres chaque semaine.

    Autre point : l’aspect microcosme du blogging. On se congratule entre nous, on s’invite entre nous, on se backlinke entre nous, … sur les 100 pages vues/quotidiennes, combien reste-t-ils de visites utiles ? J’ai du faire 20 pages vues aujourd’hui … penses à les défalquer de ton total.

    Autre point : L’histoire se termine toujours pareil. L’Auteure du blog s’autoproclame « Experte » sur son domaine et vend des « formations ».

    En fait c’est ça qui au final à tendance à m’agacer sur l’immense majorité des blogs. Quel que soit le blog où je traine, l’auteur se démerde à m’expliquer que je suis un gros nul, mais que LUI a tout compris, que LUI a tout réussi et que LUI va m’apprendre ce qui manque dans ma vie.

    A l’arrivée, comme Hélène est plutôt compétente en psychologie et dans la façon de s’exprimer, elle pirouette adroitement sur le fait que le « je vais devenir riche » qui était le postulat du début est devenu à la fin « gagner (un peu) d’argent ».

    A chacun de tirer ses conclusions.

    • Stephane Briot
      Stephane Briot says:

      Salut collègue !

      Le titre, ah, je me suis bien amusé pour le coup, je ne pensais qu’il t’occuperais autant (même si je me doute bien que, hein (: )
      Le problème aujourd’hui, c’est que si tu ne colle pas un titre racoleur et dégoulinant, c’est un tantinet plus compliqué.
      Alors, j’y ai été franco, car de plus, je trouve l’article d’Hélène intéressant.

      Pour le reste, je laisserais Hélène te répondre, elle sera mieux placé que moi pour te dire quoi ou qu’est-ce.

    • helene180577Hélène Weber
      helene180577Hélène Weber says:

      Bonjour « auto collection »,

      Bah mince alors, si je vous ai donné l’impression de m’auto-proclamer « experte » dans mon domaine, j’ai bien mal fait passer mon message…

      Sur le fond, quand je vais de blog en blog sur internet, je suis bien (mais alors vraiment bien) d’accord avec vous.

      Pour autant, je vais vous répondre en ce qui me concerne.

      Votre réflexion m’intéresse.
      Qu’est-ce qui fait de nous un « expert » ?

      Qu’est-ce qui fait que VOUS allez donner du crédit à ce que je vais faire et raconter ?

      Par exemple, suis-je une experte en « pédagogie » ?
      Je donne des cours de psychologie et de sociologie à l’université depuis 10 ans.
      J’ai donné des formations sur la pédagogie à des « moniteurs doctorants » au CIES de Jussieu et dans mon université actuelle.
      J’ai travaillé quatre ans comme formatrice dans une école d’éducateurs.

      Est-ce que cela fait de moi quelqu’un de qualifiée ?
      J’ai un Doctorat de sociologie et un DESS de psychologie.

      Est-ce que cela fait de moi quelqu’un de compétent ?
      Certains étudiants vous diront que oui, mais vous en trouverez toujours qui vous diront non…

      Est-ce que cela fait de moi une « experte » ?
      Tout dépend de la façon dont chacun appréhende cette fameuse question de la « légitimité »…

      Qu’est-ce qui fait la légitimité d’un discours ?
      - Les diplômes ? Bof…
      - L’expérience ? Un peu…
      - Les références ?
      - Le nom des personnes qui disent du bien de vous ?
      - L’âge ?

      Finalement, je me moque pour ma part pas mal de la question de la légitimité (de la mienne comme de celle des autres).
      Ce qui m’intéresse, c’est le processus de construction d’un savoir, ce sont les doutes, les remises en question, le recul que l’on prend progressivement sur son expérience et ses pratiques, et qui font qu’une « expertise » quelle qu’elle soit, n’est jamais acquise mais toujours à construire, déconstruire et reconstruire (c’est encourageant hein ?).

      C’est ce que j’apprends tous les jours en tant que psychologue.
      Je ne plaque pas sur chaque personne qui vient me rencontrer des explications et des analyses toutes faites.
      Je rencontre d’abord la personne qui vient me voir, avec ses singularités et ses questionnements spécifiques.

      C’est également ce que je fais en tant qu’enseignante : j’écoute (je parle un peu de temps en temps quand même). Les étudiants me renvoient très souvent à des questionnements qui ne m’étaient pas apparus au premier abord. Je pense donc venir (fièrement) avec un contenu nickel, et ils trouvent toujours le moyen de m’amener à me remettre en question.

      Merci pour votre commentaire.

      A bientôt,
      Hélène

      ps : est-ce que je vous « traite vraiment de gros nul » sur mon blog ? Dites-moi où pour que je puisse au moins me rattraper
      ps2 : c’est quoi la conclusion que vous tirez, vous, de tout cela ?

  7. Auto Collection
    Auto Collection says:

    Hélène,

    Dès la 1ere prise de contact avec votre site, vous vous positionnez « au dessus du lecteur ».

    Votre titre : « Donnez du sens à vos études »
    Votre sous-titre : « Comprenez vos difficultés, exploitez vos ressources, réalisez vos projets »

    Je n’ai encore rien lu, mais on part déjà du postulat que mes études n’ont pas de sens, que j’ai des difficultés, que mes ressources ne sont pas exploitées… et que VOUS, vous allez régler mes _supposées_ difficultés !

    Si j’avais pris le même postulat sur mon propre site, en caricaturant, mon titre serait quelque-chose comme « Ne vous trompez pas de voiture de collection » et mon sous-titre quelque-chose comme « Surmontez votre ignorance, découvrez votre potentiel, ne restez pas profane »

    Ensuite, la plupart des articles de votre blog me proposent de m’améliorer, de comprendre, d’être efficace, de me motiver, de développer mes capacités à ceci celà … je retrouve TOUTES les formules standard toutes prêtes à l’emploi qu’on retrouve sur TOUS les blogs de webmarketing. Et bien entendu, vous me proposez le produit d’appel gratuit et le produit premium payant.

    Sur la notion d’expertise, il ne suffit pas d’être salarié dans un secteur d’activité donné pour être expert de ce domaine et apte à former autrui. Je ne vais pas entrer dans une démonstration encyclopédique, mais pour faire court, l’expert est censé faire référence sur son sujet.

    A titre personnel _ça reste MON choix, en aucun cas une vérité absolue_ ma démarche est de me placer au coté de mes lecteurs. Jamais au dessus d’eux. J’essaye de ne jamais les mettre dans une relation hiérarchique, j’essaye de ne jamais être professoral, j’essaye de toujours être ouvert … En fait, moi-même j’ai très peu de certitudes et je peux me tromper. J’essaye juste de leur donner des éléments pour qu’ils puissent faire leurs arbitrages, leurs choix, prendre leur décision. Si il fallait faire des comparaisons, j’essaye d’être plus journaliste, chroniqueur, observateur privilégié que professeur.

    Au final, ma conclusion est simple. Votre rêve de devenir riche et de changer de vie est loin d’être atteint, comme vous le dites vous-même. Et ce malgré tout le travail (et les heures) passées à construire un très beau blog. Le bilan de la démarche me semble donc être plus proche de l’accomplissement personnel qu’autre chose.

    • Stephane Briot
      Stephane Briot says:

      Je me permet de venir poser une petite réflexion à voix haute.
      La question du ton professoral, ou non, j’avoue que je ne sais pas.
      Si je comprend que cela t’agace,je me demande si dans certains cas les gens n’ont ce besoin d’être pris en main tout de suite. Ce qui les rassurent.
      On ne peut pas tous devenir des leaders. Regarde les boites françaises, pleines de managers, mais très peu ayant vraiment le leadership, cette flamme qui fait que tu vas les suivre.

      L’équilibre est compliqué à trouver sur un blog, puisque tu ne vois pas les gens. Faut-il être comme-ci ou comme-ça.
      J’ai moi aussi envie d’être à côté de mes lecteurs, mais eux, visiblement, auraient plus besoin que je les prennent en main.
      Alors, on fait comment ?

    • Hélène
      Hélène says:

      Auto-collection,

      Je ne sais pas si je me positionne « au-dessus », mais manifestement, cette question des places de chacun dans la relation est très importante pour vous, sur votre blog (et peut-être également dans la vie…).

      Je pense avoir souffert pour ma part parfois que certaines personnes « me prennent de haut » parce qu’elles avaient un titre que je n’avais pas (ah oui, mais toi tu n’es pas normalienne…), plus d’expérience (ah oui, mais toi tu viens juste de commencer…), plus d’ancienneté (ah oui, mais toi ça fait combien de temps que tu es là…).

      On peut être jeune, peu expérimenté (voire pas du tout), n’avoir aucun diplôme, ne faire « référence » pour personne et pourtant avoir des choses très intéressantes et enrichissantes à dire.

      Je pense également que partir du principe que la relation de formation est asymétrique ne veut pas forcément dire « prendre les gens de haut » (mais ce n’est pas exactement ce que vus avez écrit…).

      J’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur d’avoir un temps « rêvé » que je pourrais être riche et célèbre en bloguant…
      J’ai pris conscience au bout du compte que me sentir « utile » était ma véritable préoccupation. A chaque fois que je devais céder à une « stratégie marketing » pour faire « plus de », j’y renonçais quelque temps après parce que ce n’était pas moi.

      Oui, il y a beaucoup de satisfaction à échanger avec d’autres via un blog. Mais je ne souhaite pas véritablement que cela m’amène à « changer de vie »…

      En lisant les modèles de « vie idéale » que certains nous proposent, je me disais :
      - faire des voyages ? J’en ai fait et j’en fait encore…
      - exercer une activité professionnelle que l’on aime ? C’est déjà mon cas…
      - avoir plus d’argent ? Je ne me sens pas frustrée en fait de ce côté-là…

      Après, peut-être ne sommes-nous pas d’accord sur certains points…
      Ce n’est pas parce que nous donnons le fruit de notre travail gratuitement sur un blog que ce que nous faisons ne vaut rien ou est gratuit, ne serait-ce que pour le temps que nous y passons.
      Donner un produit gratuit avant de proposer un service payant ne me choque pas. Cela permet aux gens d’avoir une première idée de ce que l’on a à proposer.
      Cela va bientôt faire un an que je blogue et le premier « produit » payant que je propose aux internautes, c’est une formation en présentiel.

      Mais on peut aussi préférer une philosophie du blogging en 100% 2.0 : pas d’échange d’argent du tout. A chacun la voie qui lui convient.

      A bientôt,
      Hélène (ça me ferait plaisir de connaître votre prénom pour arrêter de vous appeler « auto-collection »…)

  8. Auto Collection
    Auto Collection says:

    Ce qui est important dans cet échange (qui j’imaginerai plus autour d’un verre à un table de bistrot) c’est d’abord que l’on arrive à échanger sur des avis à priori divergents sans que vous ou moins prétendions avoir raison. Mais tous les chemins mènent à Rome !

    Votre expérience démontre que votre blog vous apporte un accomplissement personnel, vous vous sentez utile. Et c’est là que ça devient important. Vous avez pris une route sur laquelle vous pensiez trouver une chose … vous en avez trouvé une autre qui vient compléter votre vie professionnelle, votre vie personnelle. Pour vous, la psychologue, ça doit être un sujet intéressant !

    En effet je suis assez sensible au type de relation que l’auteur d’un blog instaure avec son lectorat. Effectivement, on côtoie tous les jours des gens qui ont tout vu, tout fait, qui savent tout, qui nous en foutent plein la gueule. C’est aussi pour ça que j’apprécie 4h18 où Stéphane a instauré un ton libre et différent de la plupart des blogs. Personnellement, mon age (presque) canonique m’amènent à préférer des relations moins manichéennes.

    Votre récit nous confirme un autre point. Aucun projet de blog ne fonctionne si le seul postulat de départ est de devenir riche ou faire fortune. Pour faire un parallèle avec le monde du travail, on aura une majorité de blogs de « smicards » pour 1% de blogs « Rockefeller »…

    Philippe

  9. Aurélien PIERRE
    Aurélien PIERRE says:

    Philippe (@Auto Collection),

    Je trouve que le parallèle que vous faites entre votre blog et celui d’Hélène est un peu osé…

    Votre blog est consacré à ce qui semble être votre passion : les voitures de collection. C’est destiné à être un lieu d’échange entre passionnés, un endroit où trouver des informations, éventuellement des conseils, bref tout ce qui fait le charme d’une communauté d’amateurs réunis autour d’un même thème.

    Le blog d’Hélène est destiné à aider des étudiants. A priori, (d’après ce que j’ai compris), vous n’êtes pas directement visé, d’où votre inconfort quant à la façon dont son blog est présenté (« Je n’ai encore rien lu, mais on part déjà du postulat que mes études n’ont pas de sens, que j’ai des difficultés, que mes ressources ne sont pas exploitées… « ).

    Étant étudiant, je peux vous garantir que savoir par quel bout prendre les cours auxquels on assiste n’a rien d’évident, surtout quand le prof « s’en tape » parce qu’on l’a forcé à sortir de son labo pour venir en face des étudiants…

    Le blog d’Hélène trouve là tout son sens.

    Quant à son expertise, supposée ou non, la tripotée de diplômes qu’elle annonce, plus la thèse (qui est le plus haut niveau universitaire quel que soit le pays), sont, sinon des preuves, au moins des indicateurs. Alors en soit, un diplôme reste un bout de papier, et les crétins diplômés existent. Mais tout son contenu est gratuit (à part ladite formation) et vous avez donc la possibilité de juger par vous-même de ses qualités.

    Après, pour la différence de niveau (disons hiérarchique) et le ton professoral, un prof reste un prof. On adhère ou pas. Même s’il est un brin prétentieux de considérer qu’on a quelque chose à apporter à son lecteur parce qu’il en sait probablement moins que nous, l’égo est un moteur comme un autre… Et chaque auteur de livre ou de blog pêche un peu par orgueil.

    Quant au microcosme du blogging que vous dénoncez, je suis assez d’accord avec vous, même si je nuancerais beaucoup. Même s’il y a un côté sérail d’auto-satisfaits, le côté plus intéressant est la possibilité de rencontrer des gens qui officient dans le même secteur que vous, de pouvoir échanger sur votre secteur, votre expérience et éventuellement de démarrer des partenariats.

    Et pour finir, sur l’aspect « recherche de richesse », ce n’est pas le passionné de voiture qui contredira l’intérêt de l’argent. Qu’il représente une priorité ou un élément secondaire, dans tous les cas, il est toujours bon à prendre, et c’est une préoccupation bien légitime.

    Cordialement,

    A.

    • Philippe @AutoCollection
      Philippe @AutoCollection says:

      Ai-je dit ou sous-entendu que le Blog d’Hélène n’a pas de sens ? Indépendamment de la valeur de son contenu, c’est dans la forme que je trouve qu’on est très proches des formules utilisées par les webmarketeux pour vendre leur soupe. Et c’est ça qui me gêne.

      Pour l’expertise, je suis incompétent sur le sujet, je ne porterai pas de jugement. Je relève juste que notre société moderne a une forte capacité à produire des diplômés, voire des sur-diplômés qui n’en font pas des experts pour autant. Dans de nombreux métiers, le titre d’expert (expert automobile, expert judiciaire …) s’obtient sur diplôme et ces professions sont réglementées. Mais je ne fais pas de procès à Hélène qui n’a pas utilisé ce terme, c’est moi qui l’ai introduit face à la sempiternelle offre de « formation ».

      Concernant mon blog, l’Automobile de Collection est une de mes passions. Mais c’est aussi un marché, des professionnels de la vente, de la réparation, de l’événementiel, etc …

      Bien entendu que j’ai des arrières pensées commerciales et l’ambition _à terme_ de vendre des produits ou services :-) Mais dans mon approche, j’essaye d’éviter de me présenter comme celui qui détient la vérité sur le sujet avec des titres ou des slogans pouvant être perçus comme racoleurs.

      C’est peut être aussi une déformation « professionnelle » : la meilleure voiture de collection n’est pas forcément la plus racoleuse, celle avec un belle peinture rouge à peine sèche… c’est souvent celle qui est plus modeste dans sa présentation, avec les stigmates de son age, mais parfaitement entretenue qui nous donnera les meilleurs moments !

  10. gaillard
    gaillard says:

    Bonjour Hélène,

    Génial ton récit, je me retrouve un peu, sauf que je n’ai pas souhaité devenir riche, juste je voulais savoir faire un site.
    Mais en tout point, mon parcours est identique: j’ai retenu ce conseil judicieux qui est: bloguez avec passion et c’est en me plantant plusieurs fois, que j’avance.

    Merci Hélène et je vais aller voir ton site et je signe avec le mien,

    A bientôt

    http://autourdeflorence.fr

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