Passer aux actes n’est pas toujours évident. Entre vouloir et faire, il existe souvent un fossé. Ce fossé est plein de nos incertitudes, de nos doutes, nos craintes, nos angoisses, de tout ce que l’on peut y mettre pour ne pas avancer.
Gouverné par vos peurs
Consciemment ou non, c’est une sorte de refuge naturel. L’humain a peur de l’inconnu. Que cela soit l’Etrangé qui débarque dans notre rue, que cela soit un nouveau métier, l’arrivée d’un enfant, le voyage dans l’inconnu, c’est toujours une source d’inquiétudes.
Dans certains cas, comme le fait d’avoir un enfant, pas le choix, il faut se mobiliser et y aller. Dans la création d’entreprise en revanche, vu que tout ne dépend que de vous, c’est une autre affaire.
Avant de créer votre boite, ou votre blog, ou les deux, vous allez vouloir prendre le temps de tout vérifier, prendre le temps de faire et refaire, et refaire, et refaire, encore, et encore, et encore, le tour de toutes les questions pour être certains d’avoir mis toutes les chances de votre côté.
Des raisons pour ne rien faire
Vous allez tenter de répondre à toutes ces questions, vous allez même essayer d’anticiper celles que vous pourriez vous poser dans les semaines à venir. Tout est bon pour ne pas avancer en somme.
Dans le cas du blogging, vous allez vous dire que vous n’y connaissez rien à la technique, que vous ne savez pas si votre projet est porteur, que vous n’y connaissez rien en SEO, que vous n’avez pas vraiment de style pour écrire. Alors, qu’allez-vous faire ?
Dans bien des cas, vous allez lire. Un tas de bouquins. Vous allez lire tous les livres qui parlent de la gloire, de succès, vous allez tenter de trouver dans ces pages les clés de votre propres succès. Vous irez également lire les sites de ces selfs made man, ayant connu une réussite fulgurante. Et vous allez rêver tout éveillé devant ces êtres paranormaux, en priant le ciel de trouver la force de faire comme eux.
Objectif ? Bibliothécaire !
Les références outre atlantique en la matière ne manquent pas. Et si jamais vous ne les trouviez pas tout seul, certains seront là pour vous agiter les noms sous le nez, et vous expliquer qu’en tant qu’entrepreneur, vous devriez absolument lire ces livres qui vont changer votre vie. Ces livres qu’eux même ont lus et qui ont fait d’eux des stars (dans leur immeuble, mais certainement pas bien plus).
Vous allez lire, comme de fous. Tout ce que l’on va vous mettre sous les yeux, vous allez le lire. Vous allez devenir une véritable bibliothèque sur pattes, une éponge faite du succès d’autrui. Vous allez tout savoir de la vie de l’un, de l’autre. A chaque bouquin sa vérité. Ce qui ne simplifie pas votre affaire.
Une fois ces lectures ingurgitées, vous êtes mûrs pour passer à la caisse. Direction la case « super club plus affiliation », pour devenir le méga affilié de service, ou encore la « top formation pour gagner vos premiers en 31 jours« , mais aussi les secrets du super lancement de la mort.
Lorsque vous aurez mis le doigt dans l’engrenage, vous êtes bon pour faire le tour de la lessiveuse. A coups de 120 euros ici par mois, 2000 euros là-bas, encore 3000 ici, vous n’aurez pas encore réellement débuté votre projet que vous serez déjà bon de plus 6.000 euros de votre poche.
Bloguer gagner ? Non, bloguer dépenser !
Des euros dépensés auprès de pseudos talents n’ayant réussis qu’une seule chose : abuser de votre crédulité. Vous ne saurez rien en SEO, vous ne saurez pas mieux utiliser votre outil de blogging, et vous serez dépendant de ces gens-là.
Avec ça, vous qui rêviez de liberté et d’autonomie, vous passez d’un patron qui au moins vous payait tous les mois, peut-être pas assez, mais au moins, vous étiez payé, à des guignols qui vous vident les poches en vous brossant dans le sens du poil.
Votre immobilisme est leur meilleure alliée. En refusant de prendre votre projet en main, en refusant de vous confronter à la réalité et aux risques de l’entreprenariat, vous ne faites qu’augmenter vos chances de tomber dans les plus gros panneaux. Vos peurs sont leurs atouts.
Entreprendre, une question de choix
Cet argent que vous placez dans ces pseudos formations, imaginez ce que vous auriez pu faire avec. Vous auriez déjà pu vous payer une formation reconnue, dispensé par un véritable professionnel et non par un guru qui sort de nulle part et dont la réussite est douteuse.
Vous n’auriez pas dépensez 6.000 euros, mais moins, pour un véritable enseignement de qualité. Le reste vous auriez pu l’investir dans votre projet.
Mais au fond, c’est votre argent, votre vie, votre projet, pas le mien. Vous avez le droit d’avoir peur et de faire des conneries, c’est humain. Vous avez le droit de croire que c’est dans un bouquin que se trouve la recette miracle. Vous avez le droit de croire tout ce que vous voulez sur les autres.
Vous feriez mieux de croire en vous et de passer à l’action avant qu’il ne soit trop tard. La peur n’évite pas le danger.
Ayez la partigitude, la cool attidude, c'est ça la bloguitude !




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Merci pour cet article, ca commence a bouger pas mal autour d’Aurélien Amacker, les choses se décantent lentement mais surement, vivement la suite des discussions
C’est vrai que ça fait rêver toutes ces formations, mais de temps en temps ca me rappel ces fameux popup qui s’ouvre en disant GAGNER 5000e par jours en se tournant les pouces et en mangeant de la glace sur son canap’ c’est possible avec ma méthode révolutionnaire
Bon voila , Merci pour cet article
Eric
Mouais, tu m’aurais sorti cet article en n’importe quelle langue, j’aurais pu te dire que c’était un français qui en était à l’origine tant la teneur du propos, du moins au début de l’article était si typiquement et pathétiquement emprunt de cette latence française qui croit que se lancer dans le business c’est tout prévoir d’avance, à passer des heures, des jours, des semaines et des mois à préparer des business plans comme il a appris à l’école et qui se fera recalé par son banquier qui a fait une meilleur école que lui et qui trouvera, au regard des nomenclatures internes à sa banque et rédigées par des gens ayant encore fait de meilleurs écoles que le projet papier ne tiens pas la route et qu’il faut refusé de soutenir ce projet. Ceci pour l’entreprenariat classique mais applicable au blogs, tu peux lire 40.000 bouquins et dépenser tes sous pour te rassurer mais ce temps à lire n’est pas du temps passé a créer.
Tant d’énergie, de temps perdu pour comme tu le dis au final rester sur sa peur et ne rien faire, c’est la caricature, qui n’en est pas une malheureusement, de la France. Du coup les gens veulent être fonctionnaire.
Fortunately, sur la fin de l’article tu amènes enfin la lumière et ouvres les yeux étriqués de certains.
Les mecs, pour faire du biz, entreprendre, il faut arrêté de se poser des questions, il faut agir, se faire aider, demander de l’aide à ses réseaux et connaissances pour le début, emprunter des sous à sa famille au besoin et ne pas se masturber la cervelle en pondant des papiers, des cadrages, des plans et que sais-je. Il faut AGIR et on a le droit de se planter car on apprend de ses échecs.
Je ne peux que plusser… J’ai eu aussi ce travers.
Mais je me suis soigné !
Depuis, je fais ce constat à chaque blogueur que j’accompagne.
La trouille du plantage. C’est dommage. Parce que le risque de réussir existe vraiment.
Excellent article Stéphane, il y a tellement de vérité dans ce que tu dis. Il n’y a pas pire que les formations de ces escrocs qui vendent de la merde à prix d’or. Deux solutions s’offrent à quelqu’un qui veut se lancer à son compte aujourd’hui :
- s’autoformer : c’est gratuit mais ça prend du temps (on trouve tout sur Internet)
- se former auprès d’un pro qui a fait ses preuves
Malheureusement il y a beaucoup de charlatans sur Internet et ce n’est pas toujours facile de trouver les bons pour un débutant. L’escroc fait plus bling bling, il affiche sa réussite (et il en rajoute des couches), donc il attire naturellement plus de monde et c’est ça qui est triste.
Tiens, j’ai ça en stock : Vendre de la merde à prix d’or
C’est de l’ami Simon, qui a commenté sur cet article.
Et puis, y’a aussi celui là, une enquête pointue Aurélien Amacker en flagrant délit d’omission, ça, c’est de l’or.
Enorme ton sous titre : « Bloguer gagner ? Non, bloguer dépenser ! » c’est bien résumé
. En tout cas c’est sur que ta formation sera rentable je pense
.
agir permet de tester et l’expérience acquise en passant à l’action vaut bien plus que de nombreux bouquins qui cela dit peuvent être très utile à lire tout de même
@blograma d’accord sur la fin
Ouais, j’ai quelques fulgurance parfois.
Pour les bouquins, je ne dis pas que c’est inutile, loin s’en faut.
Mais il ne faut pas que cela soit un frein à l’action.
Lire, c’est bien, agir, c’est mieux.
Ah oui dans ta formation n’oublie pas de dire que quand on met son blog en « nofollow » on perd un peu de jus en échange d’un peu de contenu frais, mais si on enlève le « nofollow » on donne son jus (plutôt qu’il s’évapore) en échange d’une discussion constructive et complémentaire.
En gros mettre nofollow si tu modères les commentaires manuellement c’est du gachis. Soit tu met pas de lien soit tu met dofollow, mais l’essence du web ca reste les liens non ?
Stéphane, bon sang, relis-toi! Ton propos est super intéressant, mais c’est bourré de fautes de grammaire et d’orthographe!
Yarf… j’a relute, et j’an hé virré kelke zunes (: #parrdont
Merci Stéphane, franchement un peu de bon sens ne peut faire que du bien ! Je pense, entre autres, au lancement orchestré, qui commence à s’essouffler, si j’en juge par les nouvelles moutures qui sont proposées…. comment faire du blé sur internet sans apport, sans idée, juste en m’achetant ma super formation…. ben voyons ! D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé l’adjectif « francofaune » !
Alors, oui, c’est vrai que s’auto-former prends un peu de temps, mais le résultat reste personnalisé. La solution clef en main, ne ressemble à rien et ces propositions consternantes deviennent fatigante, à force de voir toujours les mêmes fenêtres identiques, les mêmes arguments (non) vendeurs. Ca me fait penser à ces zones commerciales qu’on retrouve partout et qui ne laisse aucune place à la créativité et à l’enthousiasme. Merci pour vos articles. Bonne soirée à tous. Ghislaine
Ha ha ha, j’en rie encore, ce blog est un super blog ! L’image du carnet d’alibis : tout simplement génial ! Je venais de lire la page sur le taux de rebond, que j’ai lu jusqu’à son autre bout (si si, mon petit coté impératrice) et puis comme ça causait rrop de rebond, j’ai parti avant d’avoir envie de nausée. Ouhlà, mon frenchize se carapate. La vie reserve toujours des bonnes surprises. Ce blog en est une. Viva ! et merci. Did
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Bonjour ,
Je me demande quand même si une petite formation n’est pas un bon moyen de se mettre le pied à l’étrier quitte ensuite en ayant pris confiance en soi à se former seul grâce à ce que l’on trouve sur la toile. Ne serait-ce pas un bon compromis de se cantonner à une formation et ensuite de s’auto-former ?
Elisabeth
C’est en effet une idée qui se défend bien, c’est bien pour cela que je propose une formation d’ailleurs.
Il faut simplement garder à l’esprit que la formation ne fait pas tout, et qu’il faut fournir du travail (:
Tu apporte un premier point important, la première des formations doit être le développement personnel, se dire qu’on va se bouger le cul, et qu’enfin, nos rêves se transforment (juste se transforment…) car au moins on a le sentiment de faire quelque chose…
Au lycée je choppais des filles en utilisant cette technique, « je vais tenter un maximum, je me planterai c’est sûr, mais pas avec toutes »…
La conquête du Net se fait grâce à des erreurs, et j’en sais quelques choses, je suis moi même en train d’en apprendre les conséquences.
Je confirme, la théorie est totalement inutile sans passage à la pratique ! Cela revient à labourer sans semer …
C’est bon de lire ça, car à plusieurs reprises je me suis fait casser la bouche par des « experts » qui, en gros, me disaient de ne pas me lancer car je ne connaissais rien en SEO, je ne savais trop quel produit vendre, moi qui voudrait tenter un peu le dropshipping. Alors, je comprends que se lancer à l’aveuglette est une connerie, mais je sais aussi que beaucoup d’experts se régalent à descendre en flèche des « porteurs de projets ». C’est clair que je débute, mais si à aucun moment je ne rentre sur le terrain, comment savoir si je vais gagner ou perdre, si je suis à niveau, si j’ai un potentiel ou pas du tout. Alors oui, comme tu dis, lire des trucs, se faire « conseiller », ok ok c’est très bien, mais si je ne mets jamais la tete dans le ruck, aurai-je une chance d’attraper le ballon? (oui j’aime le rugby). Et puis je me rends compte d’un truc: j’ai lu beaucoup de choses, et surtout beaucoup de merdes. Des lignes écrites juste pour créer du contenu, remplir le vide…rien de pertinent. Trouver un vrai bon gars, pédagogue, qui se la raconte pas, qui a mis son égo un peu de côté, et qui veut VRAIMENT aider, je me demande si ça existe vraiment.
Je remercie néanmoins les gens comme toi, qui balancent de bonnes infos, ça aide à faire le tri entre tous ces baltringues.
Mais j’apprends chaque jour un petit peu, c’est bien. Et quand elle sera en age de comprendre, je dirai à ma fille « casse toi la gueule, trompe toi, recommence, n’écoute personne mais tes erreurs ».
Amen
Salut Greg,
Un bon expert, à mon sens, est humble et ouvert. Il n’hésite pas à donner de son savoir, même si cela ne l’empêche pas d’en vivre. Savoir choisir ses partenaires est l’une des qualités premières d’un entrepreneur. Mais seul le temps validera tes choix. Alors, choisis, en ton âme et conscience (: Mais lance-toi !