Le marketing ce n’est pas sale

Le marketing ce n’est pas sale

A l’inverse de ce que l’on peut penser, ou de ce que d’aucun voudraient nous faire penser, il n’existe pas deux mondes dans le blogging. Il n’y a pas d’un côté les passionnés purs et durs, et de l’autre ceux qui veulent vendre. A bien y regarder, tout le monde court après la même chose, être visible. Bien entendu, nous trouverons toujours des exceptions pour confirmer la règle.

Il n’empêche, si vous êtes un tantinet honnête avec vous-même, vous écrivez pour être lu. Personne n’écrit pour la beauté du geste, du moins, pas sur internet. Ecrire pour écrire, c’est le bon vieux Moleskine (que j’adore !).

Sur la toile, même le plus timide des timides espère bien qu’un jour il sera lu par erreur par un tiers qui le fera connaitre aux autres. Et la marmotte…

Nous sommes donc tous en quête de reconnaissance. Est-ce un mal ? Non. Même les vendeurs de faux rêves ont besoin de cette reconnaissance, sinon, ils ne dépenseraient pas une petite fortune pour faire en sorte d’avoir une réputation qui soit, en apparence, la plus clean possible.

Non, je ne fait pas de marketing

J’entends souvent des « puristes » me dire quelque chose comme « le marketing, ça fait chier, j’suis pas là pour vendre, j’ai rien à vendre, c’est pas ça le net ». J’entends d’autant plus le message que j’étais exactement comme eux !

Il faut dire que certains escrocs qui se font passer pour des gentils webmarketeux te poussent à détester le marketing. Mais ! A un moment, il faut prendre du recul. Et là, on constate quoi ?

Hé bien, le simple fait d’utiliser un bouton de partage sur un site, c’est un geste marketing. Le simple de liker, RT, plusser, c’est du marketing. Nous nous mettons nous-même dans une démarche de promotion d’un contenu x ou y.

Par exemple, Julien (prénom fictif) déteste le webmarketing, et le marketing tout entier, du moins le crois-t-il. Julien vient de terminer la lecture d’un billet qui découpe ces deux activités en lamelles fines. Que fait notre Julien ? Il partage sur les réseaux : « Trop bon ça ! Putain, lisez ça les gens, c’est de la boulette ! ». Bravo Julien, belle action de marketing virale !

En faisant cela, Julien agit naturellement comme un marketeur. En soit, le marketing, ce n’est pas sale. C’est ce qu’en font certains qui l’est. Un marketing de masse, sans finesse, sans réflexion, agressif avec un message bas de gamme.

En même temps, faire passer de la merde pour du Channel, c’est pas donné à tout le monde, faut quand même avoir le niveau, ce que n’ont pas nos « amis ». Passons…

Pour en revenir à Julien, il se tire lui-même une balle dans le pied. Pourtant, dans son esprit, cet acte est plus une action de militantisme qu’autre chose. Il s’échine pour répandre ce qu’il estime être la bonne parole. Alors, il s’active sur les réseaux, il publie sur son blog, il fait tout pour que son message soit entendu.

Pour cela, il faut quoi ? Du marketing. Alors, ne pas aimer le marketing, et l’utiliser à fond, sans vouloir se l’avouer, c’est rigolo ( :

Alors, c’est quoi le marketing ?

De la drague ! Purement, et simplement de la drague. Vous n’avez rien à vendre, pourtant, vous êtes en mode « séduction ». Na, na, na, ne me dites pas « moi, je ne veux pas séduire, je suis naturel », rien que le fait de dire cela, cela démontre que vous avez analysé votre environnement et que vous avez adopté une attitude précise en fonction de vos caractéristiques, de ce que vous souhaitez valoriser en vous aux yeux des autres. C’est une démarche marketing.

Vous avez analysé le marché, les acheteurs, et le produit, et vous avez conçu un message à destination de ce marché.

Souvenez-vous de la vague du « no look ». C’était hype d’être « no-look ». Bah oui, à un détail près, le « no-look », c’est un look. Depuis, le truc s’est tassé. Il continue de vivre, mais sous un autre nom, d’autres tendances.

Le Marketing, ce n’est pas sale

Pour défendre une idée, pour valoriser un projet, des écrits, une musique que l’on aime, il faut bien communiquer. Certes, le rapport à l’argent est venu brouiller les cartes et les valeurs profondes qui furent des repères stables, fiables et vitaux.

Nous avons besoin de communiquer, de dire à untel d’aller lire tel article car ça pourrait l’intéresser, à tel autre d’écouter tel musique qui pourrait le faire vibrer. En quoi est-ce mal ? En rien. Au contraire, c’est un partage tout à fait humain, noble.

C’est sur cette idée de partage du savoir, des connaissances que l’internet fut créé au sein des universités outre-Atlantique.

Diaboliser le marketing ne sert à rien, si ce n’est vous éloigner de vos propres objectifs. Dire que vous n’y connaissez rien en marketing est également faux. Chaque jour, sans le savoir, vous en faites. Peut-être de façon maladroite, sans le savoir ou le comprendre, mais vous en faites.

N’allez pas vous pendre pour autant ! Vous avez besoin du marketing. Ce qui fait toute la différence, c’est la façon dont vous allez l’utiliser, dans quel but.

Le marketing en lui-même n’est pas mauvais, ce sont les messages véhiculés qui le sont. Je ne vais pas rentrer ici dans des débats d’éthique… Faites attention à la nature de votre message, encore faut-il savoir ce que vous avez à dire, à qui et comment le dire.


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6 réponses
  1. Ewc2
    Ewc2 says:

    Le marketing c’est bien mais à utiliser avec parcimonie !

Les commentaires sont fermés.