Apprendre de la défaite pour mieux bloguer et gagner

Apprendre de la défaite pour mieux bloguer et gagner

Dans votre carrière de blogging vous allez régulièrement être confronté à la défaite. Vous allez perdre. Des visiteurs, des abonnés. Ces pertes font parties du jeu. Il vous faudra apprendre à composer avec, parce qu’elles vous seront utiles.

C’est dans les défaites que l’on apprend le plus. Les erreurs, dans le cas où vous sachiez les analyser, vous apporteront des réponses, nombreuses. Apprendre à perdre, c’est compliqué, mais obligatoire.

Simone et la newsletter

bloguer, perder, bloguer gagner !Prenez l’exemple basique de votre newsletter. Vous mettez en place la popup qui va bien, le petit formulaire en plus, vous offrez le cadeau, et en voiture Simone. La Simone, elle s’abonne, reçoit son cadeau, et comme elle est curieuse, elle attend la première lettre pour voir.

Et là, c’est le drame. Simone reçoit son petit email des familles avec vos infos. Hors, ça ne lui plait pas. Et hop, Simone, en internaute averti, elle se désabonne direct. Au revoir Simone. Alors, la Simone, c’est une conne ou quoi ? Non. Simplement une personne qui n’est pas intéressée par vos mails.

D’ailleurs, c’est l’occasion pour vous de vous pencher sur la question. Imaginons que vous ayez 10 inscrits par jour (merci le cadeau bonus), à la fin du mois vous cumulez environ 300 abonnés. Mais sur chaque newsletter envoyée, vous en perdez plus de 25%. Pourquoi ? Est-ce l’information distillée qui ne passe pas ? Est-ce la fréquence d’envoi ? Est-ce le ton utilisé ? Autant de questions à vous poser.

A contrario perdre des abonnés n’est pas une mauvaise chose en soit. C’est la sélection dite « naturelle », la phase de qualification de votre liste. A quoi bon envoyer 2.312 mails quand seulement 100 personnes vont les lire et déclencher une action ?  En avoir une grosse, c’est bien, ça flatte, mais quand elle ne sert pas, c’est inutile.

Le cas du blog

Reprenons notre amie Simone. Depuis plusieurs mois, Simone est une lectrice fidèle de votre blog. Pour autant, elle ne se limite pas à lire uniquement votre prose. Simone, elle surfe, et pas qu’un peu la bougresse ! C’est une accro de la toile. Alors, y’a quand même des chances qu’un jour, elle vous quitte, pour un blog plus mieux, avec une prose plus chouette, mais surtout, pour un blog qui va plus loin dans ses billets.

Ici, c’est l’étude précise de vos statistiques qui vous dira quoi. Le taux de rebond est à pondérer par le temps passé sur le site. Si un internaute visite une seule et unique page sur votre site, on peut se dire qu’il est venu, il est tombé sur le billet qu’il cherchait, il est reparti. Pour en avoir la certitude, encore faut-il que le bougre passe un peu plus de deux minutes sur votre site (le temps moyen pour lire un billet d’environ 400 mots).

Un taux de rebond à plus de 75% avec un temps moyen sur site en dessous de 2 minutes, là, il est temps de vous inquiéter.

Pour autant, si vous avez de telles stats de façon ponctuelle, ne paniquez pas ! C’est sans doute lié à une réorganisation de votre contenu, des ajustements sur le SEO, un lien qui provoque un afflux massif de nouveaux visiteurs, etc… Les causes peuvent être nombreuses.

Ne pas tout changer toutes les semaines

Le plus gros risque de la défaite, c’est la panique. Je perds des visiteurs ? Je refais le site ! Je perds des abonnés sur ma liste ? Je refais tout le process. Et ainsi de suite. Who ! Who ! Who ! Stop ! Tout changer, tout le temps, pour un oui ou pour un non, voilà la meilleure façon de flinguer votre trafic et votre visibilité.

Apprenez la patience, et l’observation. Faites les retouches par petite touches. Travaillez en finesse. Vous avez fait ce qui vous semble être un mauvais choix ? Hé bien prenez le temps d’observer et de réfléchir aux corrections éventuelles.

Ceci étant, je suis d’accord, il y a des cas extrêmes qui demandent une intervention immédiate. Le gros popup qui refuse de se fermer, ou qui s’affiche n’importe où, un ajout d’extension qui vient mettre le site en vrac, une modification css mal maitrisée qui met le site à l’envers, et j’en passe. Dans ces cas-là, l’intervention rapide, immédiate est conseillée, parce que pour le coup, Simone, vous ne la reverrez jamais plus !

Savoir perdre, un atout

Les mauvais perdants n’avancent jamais bien vite. Pour la simple raison que la remise en question n’est pas leur vertu première. Tant mieux pour vous. Alors, plutôt que de déprimer devant écran à chaque visiteur perdu ou membre qui se désabonne, sachez d’une part prendre du recul, et d’autre part, prendre le temps d’analyser la situation et de réfléchir au pourquoi du comment.

S’il est avéré que vous avez fait un mauvais choix, il sera bien temps de rectifier le tir. Vous n’êtes pas une société côtée en bourse qui perdrait des millions à chaque minute qui passe. Et même si ce n’est pas le bon plan de l’année que de perdre du monde en route, sachez retourner la chose en votre faveur.

En sport, on dit souvent que c’est dans la défaite que se forgent les plus grands succès. La défaite est riche d’enseignements. Sachez perdre.


Ayez la partagitude, c'est ça la bloguitude !


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Ressources pour votre blog

12 réponses
  1. richard@palette déstockage
    richard@palette déstockage says:

    Toute défaite est saine et riche d’instruction à la seule condition que l’on soit capable de se remettre en question soit-même ou sa façon de faire, ce qui demande un travail d’introspection que l’on peut ne pas apprécier toujours…
    Ce qui est sûr, c’est que même sans échec, il est toujours bon de se remettre en question, car la réussite enclin à la facilité, et à l’immobilisme : pourquoi en effets changer quelque chose qui marche ?
    Tout simplement parceque quelqu’un, quelque part, est en train de faire mieux et que si on ne garde pas de longueur d’avance, on échoue. Et sera t’on capable de faire sa remise en cause pour aller de l’avant ? Donc autant prendre les devants.
    Richard

  2. marketing internet (@MktgSurInternet)
    marketing internet (@MktgSurInternet) says:

    Que des bonnes choses dans cet article !
    Autant savoir se remettre en question est fondamental, autant le faire trop est catastrophique. « La raison fuit toute extrémité » disait-on voici deux siècles, et tout bouleverser pour des raisons pas même analysés est le meilleur moyen de n’aller nulle part sinon dans le mur.

    Merci Stef de remettre les poings sur les hies ;) mais avec grande douceur cette fois (je trouve).

    Ravi de voir que tu es (toujours) en forme cette année !

    Au plaisir,
    M.

    @Sandrine : Tu n’as pas de compte Twitter ?? Je sais bien que LMF ton master ne le conseille pas, mais en l’occurrence il se plante. Mais sinon j’aime bien la tournure que prend ton blog, on s’y recroisera sans doute aucun ! D’autant que notre petit dernier a 6 ans…

  3. emilie@carpe diem
    emilie@carpe diem says:

    Pour savoir perdre, il faut avoir assez de confiance en soi pour ne pas se sentir fondamentalement remis en cause par chaque revers. Ce n’est pas donné à tout le monde.
    Finalement, les ingrédients pour réussir dans le blogging sont les mêmes qu’ailleurs : compétence, stratégie, confiance en soi, persévérance, etc.

  4. Laurent@OptinSkin
    Laurent@OptinSkin says:

    J’ai honte de le dire mais j’ai à mon actif plus d’échecs que de réussites, mais ça ne m’a pas empêché d’avancer. Comme le dit emilie, se relever d’un échec n’est pas donné à tout le monde. Il faut faire preuve de caractère et ne pas baisser le bras.

    Après il y a « échec » et « échec ». Au démarrage, c’est normal de ne pas être sur des bases impressionnantes. Il faudra analyser, corriger le tir, etc… c’est un processus qui n’en fini jamais.

  5. La Cuisine du Jardin
    La Cuisine du Jardin says:

    Belle réflexion pour se motiver à réfléchir avant d’agir. Parfait pour un lundi matin :)
    >>> café

  6. emilie@confiance en soi
    emilie@confiance en soi says:

    Je ne parlerais pas de caractère. Pour accepter un résultat différent de celui attendu (périphrase que je préfère au terme « échec »), il faut surtout avoir appris à le faire.

    Ca s’apprend dès la petite enfance auprès d’adultes (et en premier lieu les parents, mais pas seulement) qui vous soutiennent, vous encouragent et vous disent :
    - « essaie encore, je sais que tu vas y arriver »
    - ou « essaie autrement, tu peux le faire »
    - ou encore « tu n’as pas réussi cette fois, mais tu vas t’entraîner et tu finiras par être un champion ! ».

    Bref, il faut avoir tiré les bons adultes référents au grand loto de la vie !

    Et quand on n’a pas eu cette chance, on peut se faire aider. Les techniques d’accompagnement actuelles permettent de progresser assez rapidement et sont très pragmatiques – rien à voir avec la psychanalyse où on en prend pour 15 ans et où on se regarde le nombril à longueur d’entretien.

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