Référencement Vs Community management

Référencement Vs Community management

Référencement naturel, community manager, deux métiers qui paraissent bien distincts. Et pourtant. Si l’un et l’autre ne faisaient finalement qu’un ? Idée idiote ? En êtes-vous si sûr ?

Le besoin du client

Que veulent vos clients, par-dessus tout, ce pourquoi ils vous paient, ce pourquoi ils sont venus à vous ? C’est pour quoi ? Etre visibles sur la toile, et donc, augmenter d’une façon, ou d’une autre, leur chiffre d’affaire. Point.

Pour beaucoup d’entre eux (merci de m’éviter les cas particuliers dans les commentaires) savoir comment ils obtiennent cette visibilité est secondaire. Ce qui importe c’est ratio investissement/R.O.I qu’ils vont dégager.

Vous aurez beau leur parler d’adsense, de réseaux sociaux, etc, au fond, pour le boss, ce qui compte, c’est la comptabilité en fin de mois. Et tant que vous êtes sources de bénéfices, tout ve bien.

SEO, Community Manager, même objectif

Que vous soyez référenceur, ou community manager, l’objectif est le même. Faire en sorte que la marque se propage sur la toile. Et dans la mesure du possible, avec une belle côte de sympathie. Donc, d’un côté, on va nettoyer l’e-réputation si besoin est, et de l’autre, on va soigner l’image de marque.

Opposer ces deux métiers, est, à mon sens, une folie pure. L’un et l’autre ne peuvent se passer du voisin. La complémentarité est extrême. Il est inutile de vous en remettre un louche sur l’impact des réseaux sociaux pour le référencement naturel, vous le savez déjà, et vous avez sans nul doute tout un arsenal d’outils à votre disposition pour créer des comptes fantômes, tout comme des outils pour créer des splogs.

Ceci signifie bien que les réseaux sociaux ont donc une importance désormais capitale dans la mise en avant d’un site au travers d’une prestation SEO. Sinon, dites-moi pourquoi vous vous casseriez les pieds à faire du réseau avec des comptes factices ?

générer du trafic qualifié

L’image ci-dessus le démontre. L’important, c’est le trafic.

Gérer une communauté, un métier encore jeune

Nous venons donc de voir l’aspect « social » du référencement. A côté de cela, nous avons donc ce joli métier de « community manager ».

Profession encore jeune à côté de sa grande sœur du SEO, le CM est un animal qui se cherche encore. Lorsque l’on observe ses rituels, on se rend compte qu’il est très souvent tourné sur lui-même, il lit pour beaucoup des informations issues de son propres secteurs, discutent la plupart du temps avec ses congénères.

Vue ainsi, le gestionnaire de communauté ne semble, très étrangement, pas vraiment tourné vers sa cible. Aurait-il besoin de se rassurer auprès des petits copains pour être certain de son utilité ? Peut-être, dans un métier encore « enfant », le besoin de se sentir exister est fort.

De plus, le voisin SEO qui est là depuis un long moment impose tout de même une sacré présence, parfois même il fait de l’ombre.

Serait-ce pour cela que les deux univers occupent chacun des terrains bien définis ? Je vois peu de SEO chez les community manager et l’inverse est aussi vrai. Certains référenceurs ayant tenté de créer des ponts entre les deux univers se sont vus sérieusement sermonner sur la place publique.

Un rapprochement inéluctable ?

Pourtant, l’idée n’est pas idiote du tout. J’en parlais dans le billet au titre un poil provocateur pour ces deux corporations : «  ne dites plus référencement, dites visibilité ». Etrangement, pas grand monde pour venir me contredire. De là à dire que j’ai raison, il est un pas que je ne franchirais pas.

Tout de même, l’idée de voir ces deux métiers finir en seul est séduisante. On pourrait parler de « Visibility (Wo)Man ». Une personne tout entière dédiée à la visibilité de l’entreprise sur la toile. Une personne capable d’interagir avec les internautes via les canaux sociaux, capable de mener une veille pointue, propre à faire de la marque un point névralgique pour qui cherche une information qualifiée, une personne capable de maitriser les aspects techniques et de définir les actions à mener pour créer des contenus de qualité.

Quid de la veille ?

Tiens, le temps que j’y pense, je viens de parler de veille. Un truc me frappe chez les entreprises. Combien en connaissez-vous qui vont mener un véritable veille sur leur secteur et qui vont redistribuer l’information ?

Personnellement, j’en connais peu. Quelques agences web, boites de pub, donc, des métiers de la communication. Quelques rares boites de mode, et ? Eh bah… voilà quoi. Je dois sans doute en oublier quelques-unes, mais il est un fait : plus ont grossit, moins on parle de son secteur, on parle de soi, et uniquement de soi. Et même les tout petits s’y mettent, si, si, il existe quelques petites entreprises unipersonnelles dont le « patron » pense être le centre du net. Affligeant.

Être tourné uniquement sur soi ne va pas aider l’entreprise à soigner son image, à acquérir de nouveaux clients.

Gérer (je n’ose parler d’animation) une communauté, ce n’est pas uniquement balancer les liens du site client, et faire un peu de SAV, ou organiser un concours de-ci de-là. La veille fait partie de cette gestion, elle démontre le caractère ouvert d’une entreprise, elle montre que la marque s’intéresse à son marché, suit ses évolutions, est à l’écoute.

Gérer une communauté, c’est aussi dialoguer, écouter, répondre, sans que cela forcément un acte rentable immédiat. Ce travail de fourmis est important pour la…. Visibilité de l’entreprise sur les réseaux. Ainsi, l’internaute plus à même de rediffuser vos informations en temps utile. Utiliser l’internaute, même s’il n’est pas client, comme ambassadeur de votre marque, voilà une belle affaire également, vous ne trouvez pas ?

Des ponts indispensables

Le SEO et le community manager ont besoin de travailler ensemble. Le CM se doit d’être au contact direct du public, il doit écouter pour cerner ses demandes, ses attentes, ses besoins, tout ceci est de l’information « gratuite » et hautement stratégique pour l’entreprise.

Cette information est importante pour le SEO qui va savoir comment cibler ses actions, comment travailler son contenu pour positionner le site sur telles ou telles expressions clés dans les moteurs.

Cette information doit circuler de façon fluide, rapide, sans être ralentis, elle doit permettre à l’entreprise d’être réactive, et doit servir à démontrer une capacité d’écoute, d’adaptation au marché. Ce dernier est mouvant, en constante évolution, plus ou moins rapide, mais le temps où un marché ne bougeait que peu est révolue.

Il faut donc savoir faire preuve d’écoute, être capable de se mettre en mouvement à tout instant. Le CM et le référenceur sont les sondes de l’entreprise sur le marché. Elles travaillent avec un but commun : la prospérité de la marque.

L’auto-entrepreneur

Dans le cas de l’auto-entrepreneur, que je suis, il faut donc intégrer les deux métiers rapidement, savoir utiliser les informations glanées d’un côté pour les utiliser intelligemment de l’autre. La polyvalence est plus qu’un atout, c’est une obligation.

Vouloir tout miser sur l’un ou l’autre est à mon sens un mauvais calcul. Si vous partez uniquement sur le SEO, vous serez sourd. Si vous partez sur le CM, vous risquez d’avoir un site immobile. Deux risques que vous ne pouvez pas prendre.

C’est du boulot, c’est compliqué, mais qui a dit que créer une entreprise et prospérer était simple ? Oui, je sais, nous avons une armée de guignols. Mais je vous parle de gens qui sont de véritables professionnels. Parmi ces personnes, vus n’entendrez jamais le discours « gagner des millions, trop facile ».

Que l’on soit l’un ou l’autre, ce qui compte c’est de générer un trafic qualifié. Par le moteur, ou les réseaux, peu importe. Par ailleurs, les actions mener d’un côte comme de l’autre son désormais complémentaires. Alors ?

A mon niveau, je suis un peu de SEO, un peu de CM, un peu marketeur, un peu rédacteur, un peu technicien, je suis tout cela, parce que je n’ai pas le choix, et parce que je trouve cela amusant.

Alors, quand je vois des articles qui parlent de la même chose, que cela soit un CM ou un SEO qui soit au clavier, je trouve dommage que ces deux univers ne travaillent pas plus de concert.

Finalement, si, comme moi, vous êtes seul à bord, vous avez de la chance. Vous devez prendre le meilleur de chaque pour faire votre tambouille. Et au fond, ces guerres de clochers, c’est amusant. C’est aussi du temps de perdu, mais ainsi va la nature humaine, il faudra du temps avec que les violons s’accordent et que chacun trouve sa place.


Ayez la partagitude, c'est ça la bloguitude !


 Partager sur G+


Ressources pour votre blog

guide blogueur pro pdf
32 réponses
  1. ranksellerfr
    ranksellerfr says:

    Complètement d’accord avec toi, c’est ce qu’on a cessé de répéter sur la dmexco les deux derniers jours et qui nous demandaient si réunissait les éditeurs et annonceurs soit pour du link building, soit pour la com’ / marketing. Le fait est que le SEO off page la communication et tout ce qui est communautaire doit fusionner, le contenu étant au centre.

    Bien vu le billet :-)

  2. Tang
    Tang says:

    Mêmes objectifs, en partie. Mais de là à les confondre en un seul homme, difficile à imaginer…

  3. Stéphane
    Stéphane says:

    Pourtant, je persiste à croire qu’ils existent de nombreux ponts entre les deux. Je me trompe peut-être, l’avenir nous le dira.

  4. Stéphane
    Stéphane says:

    Rendons à César ce qui lui appartiens, ce billet est le fruit d’un échange nocturne avec un référenceur de métier. Nous avons débattu de ce sujet ensemble hier soir tard dans la nuit.

  5. Solal
    Solal says:

    Bien vu ! D’ailleurs dans ma boite c’est la même personne qui gère le forum, la page Facebook et le référencement français (bon et bien sûr une agence nous épaule). On y a même pas réfléchi stratégiquement, ça s’est fait un peu naturellement. :)

  6. Loic Hélias
    Loic Hélias says:

    Le SEO a longtemps regardé d’un mauvais œil l’émergence des des réseaux sociaux. Par crainte, par manque d’intérêt et surtout car ce qu’il faisait à l’époque fonctionnait très bien et qu’il n’y avait aucune raison d’aller chercher plus loin. Les process étaient rodés, les méthodes éprouvées et en effet, le ROI ne le justifiait pas. Il ne le justifie par davantage aujourd’hui, cependant, il permet (enfin chacun se fera son idée hein ^^) d’accompagner l’apport de popularité d’un site web.
    Est-ce un ranking factor ? Sincèrement, qu’est ce que l’on s’en fout de cette question stupide et aussi inutile que d’essayer d’attribuer des pondérations à toutes les actions possibles.
    Plutôt que de perdre du temps à faire des tests stupides de +1 ou RT, consacrez davantage de temps à mixer et combiner les solutions offertes par ces 2 vecteurs de trafic.

    Notre discussion d’hier avec toi Stéphane et je ne m’en cache pas, bien au contraire, était croustillante de part les différents objectifs qui sont propres à nos 2 métiers, de part nos expériences respectives et surtout par une prise de hauteur sur le SEO.

    Comme dans le référencement « traditionnel », on peut manipuler, user et falsifié les signaux sociaux émis par vos communautés virtuelles.

    Pour terminer, après tout je ne suis pas sur mon blog, je te laisse donc la place ;-)
    Savez vous que pour un backlink naturel « linkbait » je compte en moyenne 50 à 150 signaux sociaux sur un échantillon de 300 sites…
    A méditer

    Stay under the radar…

  7. Chris
    Chris says:

    Complètement d’accord avec toi Stéphane… qui plus est quand on est seul à bord on n’a vraiment pas le choix, on doit tout gérer.
    Cela dit, j’entends aussi les arguments distinguant les « deux métiers » (entre guillemets car pour moi aussi il n’y en a qu’un). Peut etre un peu plus technique côté SEO et pus rédactionnel côté CM. Mais c’est quand même très imbriqué…

  8. Stéphane
    Stéphane says:

    Pop !

    Chacun se fera sa propre idée en effet. En ce qui concerne les test de +1 et autres RT, je ne serais pas aussi catégorique les tests font partie intégrante des petites choses qui font le charme du SEO, et puis, chacun est libre de faire ce que bon lui semble.

    Dans le fond, je suis assez d’accord avec toi, tu le sais, nous en avons parlé. D’ailleurs, j’avais préféré ne dévoiler l’origine de la conversation, te laissant le soin de faire ou non (:
    Pour poursuivre donc, je suis en phase sur le fait qu’il faille utiliser pleinement les outils qui sont à notre disposition pour valoriser la popularité d’un site. Les réseaux sociaux sont un formidable levier en cela.
    Est-ce que cela compte pour Google et consort ? Si oui, tant mieux, si non, tant pis. Mais au moins, cela me donne une couverture nouvelle sur un certains nombre de sites capable d’apporter du trafic et qualifié et de qualité. Et au fond, c’est ce qui compte.

    Merci pour cet échange (:

Les commentaires sont fermés.