Faut-il prévoir un plan B

Ah oui, tu as peur de te planter, mais tu as lu et entendu, sur des sites d’infopreneurs à succès, sur des chaines YouTube de motivation, que prévoir un plan B, c’est un truc de faible. Super ! Reste avec ça, et surtout, ne pas cet article. Tu pourrais devenir faible.

Le Plan B, le plan de l’échec

Ah, le fameux adage « ne prévois pas de plan B, sinon tu prévois l’échec« . Quelle belle connerie, mon ami ! 😅

D’où vient cet adage ?

Donc, cette fameuse citation « ne prévois pas de plan B, sinon tu prévois l’échec« . Elle est partout, hein ? Dans les livres de développement personnel, les discours de motivation, les posts Instagram… Mais d’où vient-elle exactement ?

Eh bien, figure-toi que cette phrase est souvent attribuée à Will Smith, l’acteur américain. Il l’aurait prononcée lors d’un discours à l’université de Miami en 2015. Ses mots exacts étaient : « Il n’y a pas de raison d’avoir un plan B parce que cela vous distrait du plan A. »

Mais en réalité, cette idée circulait bien avant. On la retrouve sous différentes formes chez de nombreux entrepreneurs et penseurs. Par exemple, en 2011, l’entrepreneur américain Bo Peabody écrivait dans son livre « Lucky or Smart? » : « Avoir un plan de secours est une façon de planifier son échec. »

Encore plus tôt, en 2009, le coach en leadership Paul B. Thornton affirmait : « Beaucoup de gens ont un plan B au cas où leur plan A échouerait. Je pense que c’est une mauvaise stratégie. Cela vous donne une porte de sortie facile et ne vous pousse pas à donner le meilleur de vous-même. »

Mais la racine de cette pensée pourrait être encore plus ancienne. En 1988, dans son livre « The Power of Ambition », le consultant en management James Roche écrivait : « Je n’ai jamais eu de plan de rechange. Si vous avez un plan de rechange, vous pensez déjà que vous n’allez pas réussir. »

Alors, qui a raison ? Faut-il bannir le plan B pour réussir ? Personnellement, je pense que c’est une vision un peu simpliste. Bien sûr, il faut croire en son projet, se donner à fond, viser la lune. Mais avoir un filet de sécurité, une option de repli, ce n’est pas manquer d’ambition. C’est faire preuve de pragmatisme.

Vous n’apprenez pas à marcher en suivant des règles. Vous apprenez en faisant, et en tombant.

Richard Branson

Et dans la vraie vie alors ?

Soyons honnêtes, la vie est imprévisible. Même les plus grands entrepreneurs ont connu des revers. Steve Jobs a été viré d’Apple, sa propre boîte, avant d’y revenir en héros. Elon Musk a frôlé la banqueroute avec Tesla. Et pourtant, ils ont rebondi. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient un plan B.

Avoir un plan B, ce n’est pas manquer d’ambition ou prévoir l’échec. C’est faire preuve de sagesse et de résilience. C’est reconnaître que le chemin vers le succès est semé d’embûches, et qu’il faut être prêt à s’adapter.

Regarde les chiffres : selon une étude de CB Insights, 42% des startups échouent par manque de demande pour leur produit. Autrement dit, leur plan A n’a pas fonctionné. Celles qui survivent sont celles qui ont su pivoter, trouver un nouveau marché, ajuster leur offre. En somme, celles qui avaient un plan B.

Bien sûr, il ne faut pas se disperser. Ton plan A doit rester ta priorité absolue. Mais avoir une ou deux options de repli, c’est juste faire preuve de bon sens. C’est comme avoir une assurance : tu espères ne jamais en avoir besoin, mais tu es bien content de l’avoir quand les choses tournent mal.

Alors oui, vise la lune. Donne tout pour ton projet. Mais garde les pieds sur terre. Aie un plan B dans ta poche, juste au cas où. Cela ne fera pas de toi un moins bon entrepreneur. Au contraire, cela montrera que tu es prêt à tout pour réussir, même à changer de cap si nécessaire.

Comme le dit si bien Richard Branson : « Le secret du succès en affaires, c’est de rester vivant assez longtemps pour réussir. » Et parfois, camarade, cela signifie avoir un plan B.

Mon expérience de l’échec

Laisse-moi te raconter une histoire, mon ami.

Regarde mon parcours : né dans l’adversité, j’ai connu la violence, l’humiliation, la solitude. J’ai fait des choix destructeurs, j’ai emprunté la route de l’autodestruction.

Et devine quoi ? Je me suis planté. Royalement. Deux fois. Deux infarctus, en 2009 et 2022, qui ont failli me coûter la vie. La mort, comme échec, ça se pose là, parce qu’une fois que t’es mort, bah tu peux plus rien tenter. Bah ouais, cruelle réalité.

Et tu sais ce qui m’a sauvé ? Mon plan B. Ma volonté de me relever, d’apprendre de mes erreurs, de briser le cycle de l’auto-sabotage.

J’aurais pu choisir de rester là, planté. J’avais échoué. Pas su prendre assez bien soin de moi, trop de clopes, de mal bouffe, et j’en passe. Oui, j’aurais pu décider de rester là.

Après quelques mois à encaisser le coup, j’ai décidé de faire autrement que de rester à me lamenter sur mon sort, mes échecs, mon passé.

J’ai affronté mes démons, j’ai fait la paix avec mon passé. J’ai choisi de me battre, d’oser, de tenter ma chance à nouveau.

Et c’est ça, la clé. Comprendre que l’échec n’est pas un drame, mais une leçon. Que tomber n’est pas grave, tant qu’on a le courage de se relever.

L’échec est le fondement de la réussite. C’est en se plantant qu’on apprend, qu’on grandit, qu’on s’améliore. Regarde les plus grands entrepreneurs : Steve Jobs, Elon Musk, Jeff Bezos… Tous ont connu des revers cuisants. Mais ils avaient un plan B. Ils ont rebondi, plus forts, plus sages, plus déterminés.

Alors oui, vise haut. Donne tout pour ton projet. Mais n’aie pas peur de l’échec. Embrasse-le, apprends de lui, et relève-toi. Aie toujours un plan B dans ta poche, une nouvelle route à emprunter.

Car au final, ce qui compte, ce n’est pas le nombre de fois où tu tombes. C’est le nombre de fois où tu te relèves. C’est la résilience, l’adaptabilité, la volonté d’avancer malgré les obstacles. C’est ça, la vraie marque des gagnants.

Alors fonce, camarade. Ose, tente, échoue, apprends, et recommence. C’est ainsi que tu forgeras ton propre succès. Pas en évitant l’échec, mais en l’utilisant comme un tremplin vers de plus hauts sommets.

« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » – Winston Churchill

En résumé

  • Avoir un plan B n’est pas manquer d’ambition, c’est faire preuve de sagesse et de résilience
  • Le chemin vers le succès est semé d’embûches, il faut être prêt à s’adapter
  • 42% des startups échouent par manque de demande pour leur produit (plan A qui ne fonctionne pas)
  • Le plan A doit rester la priorité absolue, mais avoir des options de repli est du bon sens
  • Changer de cap si nécessaire ne fait pas de vous un moins bon entrepreneur, au contraire

Alors fonce, vise haut, mais garde toujours un plan B dans ta poche. C’est ça, la vraie recette du succès.

Sharon Colin

Rated 5,0 out of 5

Stéphane est un très bon guide qui montre plusieurs solutions à un problème et nous laisse choisir la solution qui correspond le mieux à nos valeurs. Merci pour tes coachings.

Sharon Colin
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Audrey Roit

Rated 5,0 out of 5

Un coach à l’écoute, professionnel plein de ressources et de bonnes idées. Stéphane sait être un mentor discret, qui propose des solutions concrètes et qui n’a pas peur d’échanger, de remettre des choses en question, de motiver les troupes… Car c’est ensemble et par le partage des connaissances (et des avis 😉 ) que nous avançons et que nous évoluons. Je suis ravie d’avoir pu bénéficier de son suivi et je compte garder contact. Merci encore pour ton oreille et ton soutien.

Audrey Roit
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